La presse arabophone du mardi 22 avril 2025

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Dialogue social | Agriculture durable | Cybercrise nationale | Chaos urbain | Fraude fiscale | Manifestation réprimée |

AL ALAM : Dialogue social. Une nouvelle session du dialogue social démarre ce mardi 22 avril au Maroc à l’initiative du chef du gouvernement Aziz Akhennouch avec la participation des centrales syndicales et du patronat. Cette session intervient dans le cadre du suivi de l’accord d’avril 2024 et de la relance des discussions sur plusieurs dossiers prioritaires : hausse des salaires, réforme des retraites, fiscalité et révision du Code du travail. Les syndicats attendent des mesures concrètes et insistent sur la nécessité d’améliorer le pouvoir d’achat et de respecter les engagements pris, notamment dans l’éducation et la santé.

AL AHDATH AL MAGHRIBIYA : Agriculture durable. Le Salon international de l’agriculture à Meknès, placé sous le thème « l’eau au cœur du développement durable », reflète l’engagement du Maroc à faire de l’alliance entre eau et agriculture un levier de richesse rurale et de souveraineté alimentaire. Cette 17ᵉ édition, marquée par 40 conférences scientifiques, met en lumière les défis de la gestion de l’eau face au changement climatique. La France, première puissance agricole de l’UE, est l’invitée d’honneur, en raison de son modèle agricole diversifié et résilient.

AL MASSAE : Cybercrise nationale. À la suite de la cyberattaque ayant entraîné la fuite de données sensibles touchant la Caisse nationale de Sécurité sociale et d’autres institutions gouvernementales, l’Association marocaine de lutte contre la corruption, Transparency Maroc, exige une enquête judiciaire et une commission parlementaire pour identifier les responsables. Elle alerte sur les risques pour la stabilité sociale et nationale, critiquant la négligence des lois sur la protection des données. Transparency Maroc dénonce également la communication inappropriée des institutions concernées, qui ont menacé les assurés au lieu de les rassurer, ainsi que l’absence de réaction coordonnée des ministères.

AL AKHBAR : Chaos urbain. Des constructions anarchiques et une occupation illégale de l’espace public à Bouznika engendrent des problèmes de circulation et une détérioration esthétique. Les stations-service sont transformées en espaces de divertissement, tandis que les autorités locales sont critiquées pour leur laxisme. Les habitants et promoteurs immobiliers exacerbent la situation, avec des extensions illégales de magasins et des murs érigés sans autorisation. La route nationale entre Bouznika et Mohammedia est particulièrement touchée, reflétant un manque de contrôle et de rigueur administrative.

ASSABAH : Fraude fiscale. Plusieurs entreprises ont fraudé le Trésor public en utilisant de fausses factures pour échapper à la TVA. Suite à une réforme fiscale, les fournisseurs doivent désormais présenter un certificat attestant de leur conformité, révélant ainsi des dizaines de cas suspects. Les dossiers des fraudeurs sont directement transférés au parquet sans passage devant une commission, conformément à la loi de finances 2021. Ce dispositif accéléré renforce la lutte contre les fraudes. Les autorités durcissent les contrôles pour identifier les fournisseurs irréguliers et sanctionner ces délits financiers.

BAYANE AL YAOUME : Manifestation répriméeDes administrateurs publics
marocains ont organisé une marche pacifique à Rabat, le 19 avril 2025, sur la
place Bab El Had, réclamant justice et reconnaissance de leurs droits. 
Les forces de l’ordre ont bloqué toutes les issues de la place sans préavis, ce que l’Union Nationale des Administrateurs a qualifié de violation des libertés constitutionnelles. Le mouvement dénonce 14 ans de marginalisation et exige un statut équitable. Malgré l’interdiction, des centaines de participants sont venus de tout le pays, soutenus par des partis et associations. Le conflit perdure depuis plus d’un an, avec grèves et mobilisations locales.

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