Casablanca : les légumes se calment, les fruits ont trop d’orgueil
Des acheteurs devant un étal de légumes © FADEL SENNA / AFP
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Les nouveaux tarifs du marché de gros de Casablanca, en date du 9 avril 2025, confirment une légère accalmie sur les prix de certains légumes, tandis que les fruits, eux, gardent des prix soutenus, voire élevés. Une tendance qui reflète encore une fois les inégalités d’accès aux produits frais et l’impact du calendrier agricole.
Côté légumes, bonne nouvelle pour les produits de base : la pomme de terre baisse légèrement, avec un prix compris entre 2 et 3,80 dirhams le kilo, et la carotte se stabilise autour de 1,20 à 2,30 dirhams, soit un niveau acceptable. La tomate, quant à elle, reste stable entre 1,50 et 4,80 dirhams, tandis que l’oignon sec demeure élevé, à 8 à 11,50 dirhams, ce qui continue d’alourdir le panier moyen des ménages.
Les courgettes remontent à 5 dirhams, tandis que les aubergines et les concombres restent dans une fourchette raisonnable (entre 1,50 et 2,50 dirhams). En clair, côté légumes, on respire un peu… sauf si l’on a besoin d’oignons.
Le ballet des fruits
Côté fruits, c’est une autre histoire. L’avocat continue de crever le plafond à 40 dirhams le kilo, un luxe plus qu’un fruit à ce niveau. Les bananes locales sont légèrement en baisse, entre 8 et 11 dirhams, et les bananes importées flirtent avec les 17 dirhams. La pomme importée fait le grand écart entre 13 et 23 dirhams, selon la qualité et la provenance. Les figues, star de la fin d’été, affichent un prix maximum à 15 dirhams, ce qui reste élevé pour une production locale.
Et la viande ? Le bœuf grimpe à 92 dirhams le kilo, et le mouton atteint les 120 dirhams pour les meilleures pièces. À ce rythme, faire un tajine complet devient quasi impossible !
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