La presse arabophone (hebdos) du samedi 22 mars 2025

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L’État social : promesse ou mirage ? | Moulay El Hassan, symbole d’une solidarité en héritage | Les « démons de Ramadan »qui ont provoqué la démission de Mustafa Lakhsem | Les Apaches survolent le ciel marocain | Vers une autonomie stratégique en défense |

AL WATAN : L’État social : promesse ou mirage ? Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de Aziz Akhannouch a fait de «l’État social» un mantra politique. Entre protection sociale, soutien au pouvoir d’achat et généralisation de l’assurance santé, l’ambition est claire. Mais au-delà des slogans, des questions de fond persistent : un modèle social peut-il s’épanouir dans un marché libéral ? Le Maroc dispose-t-il des ressources nécessaires ? La mise en œuvre est-elle efficace ? Entre espoirs et défis, l’État social marocain reste une promesse à concrétiser.

AL AYYAM : Moulay El Hassan, symbole d’une solidarité en héritage. En lançant l’opération « Ramadan 1446 », le prince héritier Moulay El Hassan incarne la continuité d’un engagement royal envers les plus démunis. Aux côtés de la princesse Lalla Khadija, il perpétue les valeurs de générosité et de solidarité chères au Royaume. Plus qu’une aide alimentaire, cette initiative est un message fort : la bienveillance royale s’inscrit dans la durée, portée par une nouvelle génération prête à défendre l’unité et l’entraide, piliers d’une nation forte et solidaire.

AL OUSBOUE : Les « démons de Ramadan » qui ont provoqué la démission de Mustafa Lakhsem. La gouvernance locale est-elle condamnée à l’immobilisme ? À Imouzzer Kandar, Mustapha Lakhsem, président de la commune, jette l’éponge, dénonçant un « blocage » qui freine le développement de la ville. Tandis qu’il revendique un bilan entravé par des résistances administratives, des soupçons de malversations planent sur son mandat. Entre bras de fer politique et procédures judiciaires, son départ pose une question essentielle : les collectivités locales peuvent-elles encore porter des projets ambitieux, ou sont-elles vouées à être le théâtre de luttes d’influence ?

LISSANE AL MAGHRIB : Les Apaches survolent le ciel marocain. Le 5 mars 2025 marque une étape clé pour la défense marocaine avec l’acquisition des hélicoptères d’attaque Apache AH-64E. Cette avancée militaire, célébrée à la base aérienne de Salé, illustre le renforcement du partenariat stratégique entre le Maroc et les États-Unis. Au-delà de l’aspect militaire, cette coopération reflète des évolutions géopolitiques majeures, notamment sur la question du Sahara. Un progrès significatif pour le Maroc, mais qui s’accompagne inévitablement de nouveaux défis et engagements.

AL MICHAAL : Vers une autonomie stratégique en défense. Le Maroc affirme avec détermination son ambition de bâtir une industrie de défense nationale robuste. Loin d’être de simples acquisitions, les récents contrats, comme celui des hélicoptères Apache, s’inscrivent dans une stratégie réfléchie : celle du transfert de technologie et du renforcement des compétences locales. L’accord avec le groupe indien Tata pour la production de véhicules WHAP 8×8 sur le sol marocain illustre cette montée en puissance. Plus qu’un besoin militaire, c’est un pari audacieux sur l’autonomie stratégique et l’innovation.

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