La presse arabophone (hebdos) du samedi 15 février 2025

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CDM 2030 : le défit budgétaire | Un dialogue inédit entre science et gouvernance | Akhannouch face à la fronde syndicale | Hammouchi réhausse l’indice de sécurité chez les Marocains | Pourquoi le Maroc possible n’a pas été réalisé ?

AL MICHAAL : CDM 2030 : le défit budgétaire. L’organisation de la Coupe du Monde 2030 représente une opportunité historique pour le Maroc, mais aussi un défi financier colossal. Avec un coût estimé entre 50 et 60 milliards de dirhams, le pays doit jongler entre investissements en infrastructures et maintien des programmes sociaux. Trois sources de financement sont envisagées : budget public, partenariats et financements externes. Toutefois, la réussite dépendra de la capacité du gouvernement à équilibrer ces dépenses sans fragiliser les priorités nationales. Plus qu’un événement sportif, ce Mondial sera un test de gouvernance et de vision pour un développement durable et inclusif.

AL OUSBOUE : Un dialogue inédit entre science et gouvernance. Pour la première fois durant le règne du roi Mohammed VI, le Conseil scientifique suprême inaugure une initiative sans précédent, réunissant érudits et responsables de l’État pour un dialogue structuré sur la transmission du savoir religieux. Cette démarche vise à harmoniser spiritualité et gestion publique en instaurant un discours moral fondé sur l’utilité sociale des valeurs religieuses. En s’inspirant du modèle prophétique d’enseignement, cette initiative promeut un islam ancré dans la réalité contemporaine. En intégrant les espaces éducatifs et médiatiques, cette dynamique pourrait façonner un modèle marocain conciliant foi, éthique et développement.

LISSANE AL MAGHRIB : Akhannouch face à la fronde syndicale. L’organisation de la première grève générale sous le gouvernement Akhannouch, les 5 et 6 février 2025, soulève des interrogations cruciales. Est-ce une réaction spontanée à un pouvoir sourd aux revendications syndicales, ou une manœuvre stratégique pour jauger l’exaspération populaire ? Si le projet de loi sur la grève a cristallisé la colère, la flambée des prix et le gel du dialogue social depuis deux ans nourrissent un ressentiment profond. Ce conflit traduit-il une simple rupture d’équilibre ou annonce-t-il un changement plus radical dans le rapport de force entre syndicats et gouvernement ?

AL WATAN : Hammouchi rehausse l’indice de sécurité chez les Marocains. En 2024, les efforts du dispositif sécuritaire marocain ont porté leurs fruits avec une réduction de 10% des crimes violents par rapport à l’année précédente. Grâce à une stratégie proactive et l’utilisation de technologies avancées, comme la reconnaissance faciale et l’analyse numérique, les autorités ont efficacement démantelé des réseaux criminels et réduit les délits tels que les trafics de drogues et les agressions. Le système de surveillance numérique a également renforcé la culture de signalement, permettant aux citoyens de contribuer activement à la lutte contre la criminalité. En comparaison internationale, le Maroc affiche l’un des taux de criminalité les plus bas.

AL AYAM : Pourquoi le « Maroc possible » n’a pas été réalisé ? En 2006, le rapport du cinquantenaire dressait les scénarios possibles pour le Maroc en 2025. Vingt ans plus tard, la réalité dépasse les craintes. Les indicateurs économiques et sociaux stagnent, quand ils ne reculent pas. Éducation, santé, emploi, gouvernance : les défis restent entiers. L’Indice de perception de la corruption se détériore, les inégalités territoriales persistent, et la crise hydrique s’aggrave. Pourtant, l’avenir n’est pas scellé. Un sursaut est encore possible. Il passe par des réformes courageuses et une mobilisation sans faille pour éviter que 2025 ne soit le point final d’un rendez-vous manqué avec le développement.

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