La presse arabophone (hebdos) du samedi 1er février 2025

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Flambée des prix et crise du pouvoir d’achat | Retraites au Maroc : une bombe à retardement sociale | 2026 : la bataille pour la primature est lancée | Ce que coûte la corruption | Le Maroc en marche vers la modernité avec un réseau de transport ambitieux | Visite secrète de Shimon Pérès au Maroc : une étape diplomatique clé

AL WATAN : Flambée des prix et crise du pouvoir d’achat. Le Maroc connaît actuellement une flambée sans précédent des prix, affectant surtout les ménages à faible revenu. Les prix des viandes (rouges, poulet, poisson) et leurs dérivés (lait, œufs, fromages) ont considérablement augmenté. Cette hausse est attribuée à la crise des coûts des aliments pour bétail, la sécheresse, les problèmes d’approvisionnement et la spéculation. Face à cela, le gouvernement soutient les importations de viande, notamment d’Australie, mais sans solutions durables pour la production locale. Le secteur avicole est également touché par des prix élevés dus à des problèmes de qualité et de gestion de production, aggravés par la spéculation.

AL ALAM AL OUSBOUÏ : Retraites au Maroc : une bombe à retardement sociale. Le Maroc fait face à une crise des retraites qui menace l’avenir de millions de citoyens. Avec 36% de la population sans aucun plan de retraite et une précarité alarmante dans le secteur informel, le système actuel révèle ses limites. L’exclusion des travailleurs non déclarés, combinée au coût élevé des régimes pour la classe moyenne, accentue les inégalités et fragilise la pérennité du modèle. Le vieillissement démographique et l’absence de solidarité intergénérationnelle aggravent la situation. Malgré des réformes engagées, notamment l’élargissement de l’AMO et l’intégration progressive de nouveaux cotisants, le défi reste immense. Une refonte structurelle s’impose pour garantir une retraite digne à tous.

AL ANBAE : 2026 : la bataille pour la primature est lancée. À un an des législatives, les ambitions se dévoilent. Le PAM et l’Istiqlal, alliés du RNI au sein du gouvernement, affichent clairement leur volonté de briguer la primature. Fatima-Zahra El Mansouri affirme que le PAM vise la tête de l’exécutif, misant sur un programme électoral structuré. De son côté, Nizar Baraka ambitionne de replacer l’Istiqlal au sommet, en s’appuyant sur la jeunesse et un «contrat social» axé sur l’éducation et l’emploi. Cette montée en puissance des prétendants interroge sur la solidité de la coalition actuelle, malgré les dénégations du porte-parole du gouvernement.

AL AYYAM : Ce que coûte la corruption. Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Bachir Rachdi, a révélé que la corruption coûte environ 5 milliards de dollars annuellement au Maroc, affectant tous les secteurs clés. Il critique l’inaction des autorités, l’absence de lois contre l’enrichissement illégal et la réduction du budget de son institution en 2025. Parallèlement, le ministre en charge du Budget, Fouzi Lekjaa, a contesté le chiffre avancé, tout en défendant les réformes fiscales et les projets sociaux financés par l’État.

AL MICHAAL : Le Maroc en marche vers la modernité avec un réseau de transport ambitieux. À l’approche de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de la Coupe du Monde 2030, le Maroc accélère sa transformation infrastructurelle, avec des projets ambitieux dans le secteur du transport. Le réseau ferroviaire est renforcé, notamment avec l’extension de la ligne à grande vitesse vers Marrakech et Agadir. Les aéroports, dont Mohammed V, bénéficieront d’une modernisation pour doubler leur capacité d’ici 2030. Le réseau routier et les transports urbains, avec l’extension des tramways à Casablanca, feront également l’objet de vastes améliorations. Ces investissements soutenus par des partenariats public-privé visent à inscrire durablement le Maroc parmi les leaders africains en matière d’infrastructures de transport.

AL OUSBOUE : Visite secrète de Shimon Pérès au Maroc : une étape diplomatique clé. Le jour de son investiture, le président américain Donald Trump a exprimé sa volonté de remettre la normalisation des pays arabes avec Israël à l’ordre du jour. En parallèle, la diplomatie américaine a rendu public une série de documents confidentiels qui concernent la visite du premier ministre israélien Shimon Pérès au Maroc en 1986. Bien que des contacts existaient déjà entre Hassan II et des responsables israéliens, ce voyage secret avait surpris l’opinion publique. Il résulte d’une opportunité politique avant l’arrivée de la droite au pouvoir en Israël. Il marque une étape clé dans les relations maroco-israéliennes.

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