La presse arabophone du vendredi 17 janvier 2025

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La rougeole continue de se propager à Tanger | Les ménages marocains face à une crise économique profonde | Enquête sur l’efficacité des réformes éducatives | Vers une régulation du transport clandestin | Peine réduite pour une juge retraitée à Casablanca | Le Royaume engagé contre les disparitions forcées

BAYANE AL YAOUME : La rougeole continue de se propager à Tanger. L’épidémie de rougeole inquiète les familles marocaines, notamment à Tanger, avec 150 cas signalés dans 15 écoles. Face à cette situation, les autorités éducatives ont lancé des campagnes de sensibilisation pour promouvoir la vaccination et limiter la propagation. À l’échelle nationale, 79 cas ont été recensés dans 13 prisons, dont 27 guérisons, ainsi que 7 cas parmi le personnel. Près de 11.620 détenus et 332 employés ont été vaccinés volontairement. Les efforts se poursuivent pour prévenir la rougeole en collaboration avec le secteur de la santé et les institutions concernées.

AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI : Les ménages marocains face à une crise économique profonde. Un rapport du HCP révèle un pessimisme marqué chez les familles marocaines en 2023, particulièrement concernant la vie quotidienne et l’emploi. 81% des ménages rapportent une détérioration du niveau de vie, aggravée par la hausse des prix alimentaires (97,5 %). 82,7% craignent une montée du chômage, et 80% jugent les conditions défavorables pour de gros achats. La majorité des ménages (41,2%) recourt à l’épargne ou à l’emprunt. Les services publics comme la santé et l’éducation connaissent également un recul, accentuant la pression économique et sociale.

ASSABAH : Enquête sur l’efficacité des réformes éducatives. Face à la persistance de l’échec scolaire malgré l’investissement de 85 milliards de dirhams dans le secteur de l’éducation, l’opposition envisage de créer des commissions parlementaires pour enquêter sur les infrastructures scolaires, les programmes, et l’application des réformes. Chaque année, 300.000 enfants quittent l’école, tandis que ceux qui restent peinent avec des compétences de base. Le ministre de l’Éducation a révélé que la majorité des élèves ne maîtrisent ni les mathématiques, ni les langues à la fin de l’école primaire. Des initiatives, telles que les “écoles de la réussite”, visent à améliorer la pédagogie, mais les parlementaires vérifieront leur efficacité sur le terrain.

RISSALATE AL OUMMA : Vers une régulation du transport clandestin. Le gouvernement marocain permet désormais aux propriétaires de véhicules de transport clandestin de régulariser leur activité en obtenant des licences pour le transport mixte dans leur région. Cette initiative vise à structurer le secteur et à répondre aux besoins de mobilité des citoyens, conformément aux réglementations légales, notamment le dahir n° 1.63.260. Le ministre du Transport, Abdessamad Kayouh, a souligné l’importance d’une autorisation préalable pour exercer légalement cette activité. Fournir des services de transport sans autorisation reste illégal, et la régularisation vise à mettre fin au transport clandestin dans les campagnes.

AL ALAM : Peine réduite pour une juge retraitée à Casablanca. La Cour d’appel de Casablanca a réduit la peine de prison d’une juge retraitée, passant de trois ans à huit mois ferme. Cette dernière avait été condamnée pour avoir diffusé des vidéos accusant des responsables judiciaires, suscitant un large débat sur la liberté d’expression et la responsabilité légale. La décision a pris en compte des circonstances atténuantes, dont sa situation sociale et sanitaire. Le verdict a divisé l’opinion publique entre défense de la justice et nécessité de réformer les lois sur l’expression numérique.

ANNAHAR AL MAGHRIBIYA : Le Royaume engagé contre les disparitions forcées. Le Maroc a fermement répondu aux perturbations de certains séparatistes lors du premier congrès international sur l’absence forcée à Genève (15-16 janvier 2025). Fatima Barkan, secrétaire générale de la délégation des droits humains, a dénoncé leurs provocations, les invitant à se concentrer sur les abus dans les camps de Tindouf. Le Maroc a mis en avant ses avancées en justice transitionnelle et proposé une conférence régionale pour renforcer la coopération internationale contre les disparitions forcées. Il s’engage aussi à incriminer légalement cette pratique dans son code pénal, affirmant son implication dans ce combat.

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