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Grande-Bretagne: la guerre de la succession à Theresa May

Par Nora Jaafar, Publié le 10/06/2019 à 12:21, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
Teaser Media

La course pour devenir le prochain premier ministre du Royaume-Uni a officiellement débuté ce lundi, et les premières recrues risquent d'abandonner dès ce soir, après un week-end dominé par la controverse sur la consommation de drogue par le passé d'un grand aspirant au titre.

 

Au total, 11 candidats entament maintenant un processus de départage d'un mois qui devrait aboutir par la nomination d'un nouveau premier ministre du Royaume-Uni avant le 28 juillet prochain. Ce leader devra relever le redoutable défi de faire en sorte que le projet de loi Brexit ne soit pas adopté par un Parlement divisé et sceptique le 31 octobre 2019.

 

Le 7 juin dernier, la Première ministre Theresa May a officiellement démissionné de son poste de chef du Parti conservateur au pouvoir, après avoir échoué à trois reprises d'obtenir l'appui pour son accord Brexit. Mais elle restera en poste jusqu'à ce que son successeur soit désigné.

 

Ses successeurs potentiels représentent un large éventail de points de vue sur la manière dont le Royaume-Uni devrait quitter l'Union européenne, et ils doivent lancer une série de campagnes ce lundi.

 

Toutefois, la couverture médiatique du week-end a été dominée par l'aveu de l'un des principaux candidats, Michael Gove, qui a avoué avoir fait usage de cocaïne "à plusieurs reprises" quand il était journaliste il y a vingt ans.

 

Un autre candidat, le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, a implicitement attaqué Gove, le dimanche sur les ondes de Sky News, pour avoir consommé des drogues. "Quiconque prend des substances de classe A doit penser à la chaîne d'approvisionnement qui va, disons, de la Colombie à Chelsea, et au nombre de vies qui sont détruites tout au long de cet itinéraire," a-t-il déclaré.

 

"Les gens devraient penser à l'impact qu'ils ont sur les autres ", a-t-il ajouté. Javid a reçu un coup de pouce pour sa candidature après avoir obtenu le soutien du leader conservateur écossais Ruth Davidson, selon le Financial Times. Davidson est populaire dans les rangs libéraux du parti.

 

Mais ce sont les points de vue des candidats sur le Brexit qui devraient jouer un rôle décisif, les partisans du dogmatisme demandent au gouvernement britannique d'abandonner les pourparlers avec l'UE et de renoncer à un accord commercial, une mesure qui apaiserait leurs craintes, mais pourrait perturber sévèrement le développement économique et entraîner la chute du gouvernement conservateur, qui est fragile et en voie d'effondrement.

 

Le favori Boris Johnson a maintenu ses options ouvertes, affirmant qu'il veut un accord, mais qu'il est prêt à partir sans si l'UE ne fait pas d'autres concessions.

 

Les partisans de la ligne dure sont représentés par Dominic Raab, qui se dit prêt à demander à la Reine d'utiliser les pouvoirs monarchiques pour suspendre le Parlement, si ce dernier empêche un Brexit sans accord avant le 31 octobre - ce que de nombreux observateurs estiment être un risque de crise constitutionnelle à grande échelle. Raab va lancer sa campagne aujourd'hui sous la bannière de "Bâtir une Grande-Bretagne plus juste" ("Building a Fairer Britain"), indique Reuters.

 

Entre-temps, le ministre de la Santé, Matt Hancock, a écarté l'hypothèse d'un départ sans accord. Hancock s'apprête à promettre un "nouveau départ" pour la Grande-Bretagne avec une plate-forme pro-entreprise destinée à de nouveaux jeunes électeurs.

 

D'autres lancements de campagne sont attendus ces lundi et mardi.

 

Avant 17 h aujourd'hui, chacun des 11 candidats devra assurer un minimum de huit appuis parmi les quelque 300 législateurs élus par les conservateurs. Ceux qui n'y parviendront pas seront obligés de se retirer immédiatement.

 

Au cours du mois prochain, les députés réduiront le nombre de candidats par le biais d'une série de votes, pour établir une liste restreinte de deux candidats. Les membres du Parti conservateur, estimés entre 125 000 et 150 000 personnes, choisiront ensuite entre les deux en votant par correspondance.

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