Épargne : l’incontournable compte sur carnet

A
A
A
A
Est-ce toujours utile d’épargner de l’argent en banque ? Grande question. Depuis ces trente dernières années, le taux est en baisse continue. Alors que ce dernier dépassait les 7% dans les années 1990, il est descendu au-dessous de 3% en 2014 puis à moins de 2% en 2016. Un léger redressement a été constaté entre 2017 et 2019, avant que le taux ne reprenne sa tendance baissière en 2020 et 2021.
Une baisse due spécialement à la baisse des taux des bons du Trésor et du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Pourtant, cela ne semble pas décourager la population. Aujourd’hui, plus de neuf millions de comptes sur carnet sont ouverts. Un chiffre non négligeable, et qui témoigne de la volonté des ménages d’épargner et profiter des agios.
Une hausse constante des encours
En effet, malgré ce taux “dérisoire”, les comptes sur carnet continuent d’attirer du monde. Ces produits qui commencent à partir d’une épargne de 100 dirhams, totalisent plus de 167 milliards de dirhams de dépôts à fin novembre 2020, soit 2,1% de hausse par rapport à la même période en 2019.
Lire aussi :Banques : comment font-elles tant de bénéfices ?
En 2011, l’encours s’élevait à 103 milliards de dirhams, une augmentation de 67% a été donc enregistrée en moins de dix ans. Les banquiers expliquent cette hausse constante des encours par le fait que le compte sur carnet est un “produit de masse” et qu’il continuera à rencontrer du succès tant qu’il n’y aura pas d’alternatives offrant des avantages similaires.
Afin d’attirer la clientèle, certaines ont introduit depuis quelques années des innovations. La CIH Bank à titre d’exemple avait décidé de calculer les intérêts sans tenir compte des dates de valeurs pour les retraits/versements.
La CFG Bank propose un taux de rémunération de 2,25% la première année puis de 2% à partir de la seconde année. Sans oublier le fait que les banques mettent à la disposition de leurs clients des cartes de retrait pour permettre à ces derniers d’accéder à leurs placements en cas d’urgence.
Lire aussi :Bank Al-Maghrib invite les banques à libérer le crédit
Pour rappel, une personne ne peut pas détenir plus qu’un compte sur carnet (à moins d’en ouvrir par procuration au nom de quelqu’un d’autre). Ces derniers sont plafonnés à 400.000 dirhams. L’ouverture d’un compte sur carnet permet aux banques également d’avoir l’avantage d’une disponibilité immédiate du “cash”. Les banques pourront utiliser ces sommes d’argent dans les différentes opérations bancaires (délivrance de crédits… etc.).
Selon plusieurs spécialistes, le compte sur carnet a toujours de l’avenir en raison «des inquiétudes manifestées par les ménages», notamment en ce qui concerne la dégradation des conditions sur le marché du travail et le taux de chômage en forte hausse en 2020 (11,9%). D’après les chiffres de Bank Al Maghrib, Casablanca arrive en tête des localités abritant le plus de comptes et d’encours des résidents. Elle est suivie de Rabat, Fès, Marrakech puis Tanger.
Une chose est sûre, au vu de la situation actuelle, et faute de mieux, on peut dire que le compte sur carnet a encore de beaux jours devant lui.
Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Économie - Des hausses anticipées des carburants au Maroc interrogent les pratiques des distributeurs et relancent le débat sur la régulation.
El Mehdi El Azhary - 3 avril 2026Économie - MAROCOTEL 2026, qui se tient du 1er au 5 avril à Casablanca, réunit plus de 300 exposants pour accompagner la modernisation du secteur touristique.
El Mehdi El Azhary - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie - Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc progresse : 13 pays engagés, signature intergouvernementale à venir et lancement d’un premier tronçon entre Nador et Dakhla.
Hajar Toufik - 14 juillet 2025