Le secteur bancaire toujours résilient

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Ce mardi 29 décembre, le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques systémiques (CCSRS) a tenu sa douzième réunion au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat. L’objectif était d’examiner l’état d’avancement de la feuille de route inter-autorités de stabilité financière couvrant la période 2019-2021, indique un communiqué. Lors de cette rencontre, le Comité a également analysé la cartographie des risques systémiques pesant sur le système financier national, dans le contexte actuel de crise sanitaire. Ainsi, les conclusions des réunions hebdomadaires de ses membres, tenues depuis le début de cette crise, ainsi que les indicateurs de suivi ont été inspectés.
Diagnostic du secteur financier
Le bilan montre que le secteur financier marocain est résilient, malgré la pandémie et ses répercussions économiques. Ainsi, compte tenu du contexte entaché de lourdes incertitudes sur l’évolution de la pandémie de la Covid-19, et suite à l’analyse de la situation du système financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, le Comité a relevé plusieurs constats.
Le premier porte sur la reprise de l’économie. Selon les prévisions de BAM, l’économie nationaledevrait se contracter en 2020 de 6,6% en raison de la pandémie et des conditions climatiques défavorables. Le déficit du compte courant, quant à lui, devrait quasiment se stabiliser autour de 4,2% du PIB avant de s’établir à 3,3% en 2021 et 3,9% en 2022. Et ce, grâce à la reprise attendue de la dynamique des exportations, le raffermissement prévu des transferts des MRE et la reprise graduelle des recettes voyages. Dans ces conditions, les avoirs officiels de réserve ressortiraient en hausse à 321,9 milliards de dirhams à fin 2020 et se maintiendraient autour de ce niveau sur l’horizon de prévision, souligne le communiqué. Ceci permettra une couverture d’un peu plus de 7 mois d’importations de biens et services. En ce qui concerne le déficit budgétaire des finances publiques, il devrait se creuser à 7,7% du PIB en 2020 avant de diminuer à 6,5% et 6,4% en 2021 et 2022 respectivement. En revanche, la dette du Trésor devrait continuer à augmenter en 2020 à 76% du PIB puis à 77,5% en 2021 et 79,3% en 2022.
Les banques impactées par la crise
En matière de solvabilité, les banques, qui ont préservé au cours du premier semestre 2020 leurs fondamentaux, ont dégagé à fin juin 2020 un ratio moyen de 15,5%. Le ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 était de 11,4%, supérieur au minima règlementaire. Le coussin de liquidité ressort, quant à lui, a atteint 176% à fin octobre, au-deçà du minimum règlementaire de 100%. En matière de rentabilité, le secteur a accusé à fin juin 2020 une baisse de 47% de son résultat net. À cet égard, le taux de créances en souffrance des banques à fin octobre s’est aggravé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,2% pour les ménages contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019, ajoute le communiqué.
Arrêt sur le secteur assurances
En ce qui concerne le secteur des assurances, il a montré une croissance aussi bien en »vie » qu’en « non-vie ». Sur les dix premiers mois de 2020, son chiffre d’affaires s’est accru de 2,7% en glissement annuel, avec une progression de 1,4% pour la branche « vie » et 3,7% pour la « non-vie ». De plus, les placements des entreprises d’assurances ont augmenté de 4,4%, pour atteindre 192,4 milliards de dirhams. Le résultat net des sociétés d’assurances a, quant à lui, enregistré à fin juin 2020 une baisse de 25,2%. S’agissant des régimes de retraite, une forte accumulation des dettes implicites de la branche long-terme de la CNSS et du régime général du RCAR a été recensée. En ce qui concerne le régime des pensions civiles, géré par la CMR, l’épuisement des réserves est projeté pour 2029.
Malgré la crise, le marché des capitaux a été globalement stable au cours de ce deuxième semestre. Sur le marché boursier, le volume d’émission s’élève à 3 milliards de dirhams, en baisse de près de 70% par rapport à l’année 2019. Concernant l’industrie des Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), leur actif net à fin novembre 2020 s’élève à 500,6 milliards de dirhams en augmentation de 9% en glissement annuel.
Notons que cette douzième réunion du Comité a été l’occasion pour faire le point sur l’état d’avancement des actions inscrites dans la feuille de route sectorielle relative à la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’action financière opérant dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (GAFIMOAN) en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans le secteur financier. Le communiqué a conclu en indiquant que le Comité continuera de suivre de près l’évolution de la situation. À cet effet, il a été décidé de maintenir les réunions régulières de ses représentants.
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Rédaction LeBrief - 13 mars 2026