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Les défis du Maroc pour réussir une «consommation locale»

Depuis le début de cette crise sanitaire, le souhait de consommer local est sur tous les fronts de la sphère économique nationale. Des mesures pour favoriser le «made in Morocco» ont été mises en place. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) a livré quelques recommandations pour réussir ce pari. Parmi ces recommandations, être plus sélectif en investissements directs à l’étranger (IDE) et favoriser une plus grande densité industrielle et indépendance énergétique.

Par Mohamed Laabi, Publié le 11/11/2020 à 16:26, mis à jour le 11/11/2020 à 17:22
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Consommer local est un grand défi qui attend le Royaume. En effet, cette mesure, si elle venait à être parfaitement réalisée, rapporterait gros à l’État. Cependant plusieurs obstacles se présentent devant la réussite d’une telle mission. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) s’est penché sur le sujet et a livré quelques recommandations.

 

Améliorer la qualité de l’offre

Pour le CMC, il est primordial d’améliorer le «niveau de l’offre, la qualité, la variété et la quantité», rapporte le journal L’Économiste dans son édition du mardi 10 novembre 2020. Aussi, le secteur privé est tenu «d’abandonner sa zone de confort, en révisant ses marges, et en améliorant la qualité des produits offerts», rapporte la même source. L’observatoire privé de l’économie marocaine souligne qu’il faudra élaborer une «vision à long terme claire et indépendante pour renforcer sa résistance aux chocs extérieurs».

Par ailleurs, le CMC souligne qu’«il faut être plus sélectif en ce qui concerne les IDE et les exportations et évaluer les choix économiques à l’aune de leur impact global, économique, social et environnemental». Le centre conseille de prioriser les industries locales qui mobilisent les ressources propres et répondent aux besoins réels de la population en plus de favoriser une plus grande densité industrielle, la sécurité alimentaire et une plus grande indépendance énergétique.

 

La Corée du Sud et le Vietnam comme références

Abdeslam Seddiki, ex-ministre du Travail et actuel membre du bureau politique du PPS a souligné dans une tribune publiée sur le journal Les Inspirations éco ce mercredi que «les nations qui se sont développées et se sont mieux intégrées par la suite dans le marché mondial, sont celles qui ont su dynamiser le marché local et valoriser leur potentiel national à travers la mobilisation de leurs propres moyens».

Seddiki souligne que le Maroc n’a «pas tiré profit comme il se doit de la mondialisation et des multiples accords de libre-échange qui le lient avec différents pays et ensembles régionaux». Il estime également que le Royaume «ne s’est pas donné les moyens de mettre en place une véritable industrialisation qui passe nécessairement par la production des biens d’équipement et la création d’une base technologique nationale pour réduire les rapports de dépendance vis-à-vis des pays dominants».

Pour l’ex-ministre, le pays doit réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur non seulement en produits de consommation courante, mais aussi, et surtout en bien d’équipement. Il donne l’exemple de pays comme la Corée du Sud et le Vietnam qui ont su réussir ce pari.

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