Les défis du Maroc pour réussir une «consommation locale»

image defaut author user

Temps de lecture :

Production

A
A
A
A
A

Depuis le début de cette crise sanitaire, le souhait de consommer local est sur tous les fronts de la sphère économique nationale. Des mesures pour favoriser le «made in Morocco» ont été mises en place. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) a livré quelques recommandations pour réussir ce pari. Parmi ces recommandations, être plus sélectif en investissements directs à l’étranger (IDE) et favoriser une plus grande densité industrielle et indépendance énergétique.

Consommer local est un grand défi qui attend le Royaume. En effet, cette mesure, si elle venait à être parfaitement réalisée, rapporterait gros à l’État. Cependant plusieurs obstacles se présentent devant la réussite d’une telle mission. Le Centre marocain de conjoncture (CMC) s’est penché sur le sujet et a livré quelques recommandations.

Améliorer la qualité de l’offre

Pour le CMC, il est primordial d’améliorer le «niveau de l’offre, la qualité,la variété etla quantité», rapporte le journal L’Économiste dans son édition du mardi 10 novembre 2020. Aussi, le secteur privé est tenu «d’abandonner sa zone de confort, en révisant ses marges, et en améliorant la qualité des produits offerts», rapporte la même source. L’observatoire privé de l’économie marocaine souligne qu’il faudra élaborer une «vision à long terme claire et indépendante pour renforcer sa résistance aux chocs extérieurs».

Par ailleurs, le CMC souligne qu’«il faut être plus sélectif en ce qui concerne les IDE et les exportations et évaluer les choix économiques à l’aune de leur impact global, économique, social et environnemental». Le centre conseille de prioriser les industries locales qui mobilisent les ressources propres et répondent aux besoins réels de la population en plus de favoriser une plus grande densité industrielle, la sécurité alimentaire et une plus grande indépendance énergétique.

La Corée du Sud et le Vietnam comme références

Abdeslam Seddiki, ex-ministre du Travail et actuel membre du bureau politique du PPS a souligné dans une tribune publiée sur le journal Les Inspirations éco ce mercredi que «les nations qui se sont développées et se sont mieux intégrées par la suite dans le marché mondial, sont celles qui ont su dynamiser le marché local et valoriser leur potentiel national à travers la mobilisation de leurs propres moyens».

Seddiki souligne que le Maroc n’a «pas tiré profit comme il se doit de la mondialisation et des multiples accords de libre-échange qui le lient avec différents pays et ensembles régionaux». Il estime également que le Royaume «ne s’est pas donné les moyens de mettre en place une véritable industrialisation qui passe nécessairement par la production des biens d’équipement et la création d’une base technologique nationale pour réduire les rapports de dépendance vis-à-vis des pays dominants».

Pour l’ex-ministre, le pays doit réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur non seulement en produits de consommation courante, mais aussi, et surtout en bien d’équipement. Il donne l’exemple de pays comme la Corée du Sud et le Vietnam qui ont su réussir ce pari.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Grand Casablanca : les chantiers ferroviaires avancent un an après leur lancement

Un an après leur lancement, les principaux chantiers ferroviaires du Grand Casablanca avancent avec 20 milliards de dirhams d’investissement.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
iCAUR prépare son arrivée au Maroc avec Auto Hall

iCAUR prépare son lancement au Maroc avec Auto Hall, en misant sur un design intemporel, des technologies intelligentes et une nouvelle approche de la mobilité premium.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
Aéroports : 22,3 millions de passagers à fin juillet

Les aéroports marocains ont enregistré 22,3 millions de voyageurs à fin juillet 2026, tandis que le trafic portuaire a atteint 134,9 millions de tonnes.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
Téléphonie : le parc mobile atteint 58,8 millions d’abonnés

Le Maroc compte près de 58,8 millions d’abonnés mobiles et 42 millions d’abonnés internet à fin juin 2026, selon les données de la DEPF.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
Barrages : évolution contrastée des réserves d’eau

Les réserves de plusieurs barrages marocains ont évolué différemment en 24 heures, avec des hausses dans certains ouvrages et des baisses dans d’autres.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
Hydrogène renouvelable : la Suisse privilégie le Maroc

La Suisse place le Maroc en tête de ses partenaires potentiels pour développer l’hydrogène renouvelable, tout en excluant pour l’instant un nouveau financement public.

Ilyasse Rhamir - 28 septembre 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire