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Les provinces sahariennes en marche

45 ans d’édification… Les provinces du Sud du Royaume ont connu un développement exponentiel. De petites bourgades sans équipements de base, les villes du Sahara sont devenues des cités modernes. Reste maintenant à opérer un véritable décollage économique avec une reconfiguration du rôle de l’État dans le développement de ces provinces.

Par Hafid El Jaï, Publié le 06/11/2020 à 08:42, mis à jour le 06/11/2020 à 09:44
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laayoun

«Il faut que l’on crée les moyens de transport et de communication parce que c’est la base de toute renaissance économique. Toute renaissance économique a besoin de déplacement, de transport des marchandises et de circulation des personnes... Nous devons dès à présent réfléchir à étendre la voie ferrée de Marrakech à Agadir et d’Agadir à Laâyoune», annonçait feu Hassan II dans un discours adressé le 6 décembre 1975 à Rabat lors d’une audience accordée aux représentants des habitants du Sahara marocain libéré. Le rêve du défunt Souverain va finalement se réaliser. Le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Marrakech-Agadir est en phase d’étude avancée et un appel d’offres pour l’élaboration des études d’avant-projet relatives à la future liaison ferroviaire entre Agadir et Laâyoune a été lancé fin 2018. 

 

La Marche continue…

Depuis leur retour à la mère patrie, les provinces du Sud connaissent un développement qui les a complètement transformées. Et ce n’était pas gagné d’avance tant le territoire est vaste et les habitudes de la population sont spécifiques. Les provinces du Sud représentent 59% du territoire national. Avec les programmes de développement, le taux d’urbanisation est passé à 74% contre moins de 60% pour la moyenne nationale. L’œuvre accomplie mérite, sur plusieurs points, d’être saluée, estimait le Conseil économique, social et environnemental en 2013 dans un rapport sur le nouveau modèle de développement des provinces du Sud. Il faut dire que l’État a énormément investi au Sahara. L’investissement de l’État marocain a permis de rattraper le retard de développement hérité de la période coloniale, notamment en matière d’infrastructures de base. En novembre 2015, à l’occasion du 40e anniversaire de la Marche verte, le roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de présentation du nouveau modèle de développement économique des provinces du Sud. Doté d’une enveloppe budgétaire de 77 milliards de dirhams (MMDH), le Sahara n’aura plus rien à envier aux autres régions du Royaume en matière de grands projets structurants.

 

Passerelle régionale et hub économique africain

Ces projets structurants portent entre autres sur la réalisation du port "Dakhla Atlantique" (10,2 MMDH). Ce projet revêt une importance stratégique à l’instar du port Tanger Med, qui a permis un réel décollage économique des provinces du Nord du Royaume. Le port “Dakhla Atlantique” boostera l’attrait des provinces du Sud, améliorera la connectivité maritime du pays avec le reste du continent africain. Autre projet colossal : la voie express de plus de 1.000 km entre Tiznit et Dakhla, en passant par Laâyoune, pour un budget de près de 10 MMDH. Ce projet permettra de réduire le temps de circulation et de faciliter le transport des marchandises entre les villes du Sud du Maroc et les grands centres de production et de distribution. Des programmes ayant trait à la valorisation des produits de la pêche, au développement de l’aquaculture, au dessalement de l’eau de mer à des fins agricoles, au développement de l’éco-tourisme sont aussi en cours de réalisation.

 

Si les provinces du Sud ont connu un essor indéniable depuis 1975, il n’en demeure pas moins que c’est l’État qui a porté l’effort de développement sur ses épaules, se positionnant comme premier investisseur et premier employeur au Sahara. Il est donc important de changer la donne en libérant l’initiative privée et en encourageant les investissements étrangers dans les provinces du Sud.

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