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Ramadan : Inflation des mosquées

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En moyenne, plus de 100 mosquées sont construites chaque année, dont la majorité est financée par des mécènes. Le budget de l’État finance la construction d’une vingtaine par an. Le Maroc compte plus de 50.000 mosquées, mais la capacité de ces lieux de culte s’avère insuffisante durant Ramadan avec l’augmentation de la fréquentation. À moins que le problème ne se trouve dans la répartition des mosquées sur le territoire. En tout cas, plusieurs mosquées informelles font leur apparition durant le mois sacré. Au-delà de la prière, les mosquées sont également des lieux d’instruction. Plus de 3 millions de personnes ont bénéficié de programme d’alphabétisation depuis 2000. Par ailleurs, il existe des chefs-d’œuvre architecturaux parmi ces lieux de culte. Les mosquées Hassan II et Al Quaraouiyine de Fès font partie des plus grandes et des plus belles au monde. Certaines sont classées par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.

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Le ramadan est un des cinq piliers de l’Islam. Durant le mois sacré, les fidèles replongent dans le Coran et consacrent plus de temps que d’habitude à la prière et à la méditation. L’intensité de la prière monte les dix derniers jours du mois sacré. Le temps passé à la mosquée augmente aussi. Les lieux de culte n’ont pas toujours les capacités suffisantes pour accueillir tous les fidèles (ils sont plus nombreux à se rendre à la mosquée durant le mois sacré). Le Maroc compte plus de 50.000 mosquées. À chaque Ramadan, leur nombre augmente momentanément avec l’apparition de plusieurs mosquées « informelles ». Au-delà du mois de Ramadan, l’affluence lors de la prière du vendredi et l’empiètement sur l’espace public dans certains quartiers soulèvent plusieurs interrogations.

Plus de mosquées aux dépens d’autres infrastructures élémentaires

En moyenne, plus de 100 mosquées sont construites chaque année. La majorité est financée par des mécènes, des bienfaiteurs. L’État ne reste pas les bras croisés. Une vingtaine de constructions par an sont financées par le budget public. En 2017, les dotations allouées aux mosquées ont atteint 1,3 milliard de DH. Une enveloppe de 1,2 milliard de DH est consacrée à la construction, la réfection, l’équipement et la réhabilitation des mosquées. Un budget de 104 millions de DH a été alloué pour la gestion et l’entretien. Quelques fois l’édification de mosquées à certains endroits a suscité plusieurs débats, certaines personnes estimant que la priorité devait être donnée à d’autres infrastructures (centre de santé, école, espace verts…). Si la fréquentation atteint des pics lors de la prière de vendredi et durant le mois de Ramadan, ce n’est pas le cas les autres jours. L’investissement dans une mosquée peut varier entre quelques millions et plusieurs dizaines de millions de DH. Par ailleurs, il faut tenir aussi compte des frais de fonctionnement. Il y a plus de 245.000 préposés religieux et ayants droit. Les imams par exemple touchent au plus 2.500 DH. Ce niveau de rémunération reste très faible.

Des monuments historiques, mais aussi des centres d’alphabétisation

Au-delà de la prière, les mosquées sont aussi des lieux d’éducation. Plus de 3 millions de personnes ont bénéficié de programme d’alphabétisation depuis 2000. Des milliers de mosquées sont mobilisées à cette fin. Lieu de prière et de méditation, les mosquées sont aussi pour certaines de véritable œuvre architectural et sont de hauts lieux touristiques. Les mosquées Hassan II et Al-Qaraouiyine de Fès font partie des plus grandes et des plus belles au monde. Construite en 1153, la mosquée de Tinmel située à une centaine de kilomètres de Marrakech est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

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