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La course à la succession de Theresa May est devenue "vicieuse"

Par H.L.B, Publié le 27/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Les funérailles "politiques" de Theresa May n'ont pas encore eu lieu, mais la course pour la remplacer comme chef du parti conservateur et Premier ministre est déjà devenue "toxique". Huit candidats ont à ce jour manifesté leur désir de s'entre-tuer en public pour décrocher le poste.

 

"PM Race Turning Toxic Already" (La course pour le titre de Premier ministre est devenue toxique), était le titre du quotidien "Mail on Sunday".

 

Le ministre de l'Environnement, Michael Gove, a été le dernier à se joindre à la bataille en se déclarant "candidat de l'unité" et en s'adressant aux journalistes devant son domicile : "Je peux confirmer que je me porterai candidat au poste de Premier ministre. Je crois que je suis prêt à unir le Parti conservateur et le Parti de l'Union, prêt à livrer le Brexit et prêt à diriger ce grand pays."

 

L'ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson reste en tête, mais une campagne "Stop Boris" est déjà entamée, suite à sa déclaration : "Nous quitterons l'UE le 31 octobre, avec ou sans accord."

 

En juin 2016, Johnson a été contraint de se retirer de la course à la dernière minute après que Gove, qui était son principal défenseur, avait déclaré qu'il n'était pas apte pour le poste de leader.

 

Après qu'Andrea Leadsom se soit également retirée - elle avait prétendu qu'elle serait une meilleure première ministre parce qu'elle avait des enfants alors que May était stérile - May avait remporté la "couronne" sans aucune opposition.

 

Il n'y a aucun risque que cela se reproduise cette fois.

 

Après que 313 députés conservateurs auront réduit le nombre de candidats à deux, le choix se fera par 120 000 membres du parti conservateur dans l'ensemble du pays. Mais au cours des dernières 24 heures, on a appris que 40 000 membres, pour la plupart de fervents Brexiteers, s'étaient rajoutés l'an dernier, portant la liste à 160 000 membres.

 

Les gens craignent que cette décision soit motivée par la volonté du prochain chef du parti conservateur de faire sortir le Royaume-Uni de l'UE - de préférence sans un accord afin de donner une leçon à Bruxelles.

 

Les grands titres des journaux suggèrent que la campagne sera "vicieuse" - "vicieuse", incidemment, est le mot qu'a utilisé May quand elle était présidente du Parti conservateur.

 

Rory Stewart, secrétaire du développement international, également candidat, a déclaré : "Je ne pourrais pas appartenir à un gouvernement dont la politique serait de pousser ce pays dans un Brexit sans accord. Je ne pourrais pas travailler avec Boris Johnson". Il a lancé sur Twitter à l'encontre de Johnson : "Le nom d'une star ne représente pas toujours le meilleur choix. Il y a peut-être des moments où Jiminy Cricket ferait un meilleur leader que Pinocchio."

 


De nombreux candidats cherchaient à se surpasser les uns les autres pour exhiber leurs références au Brexit.

 

Leadsom, l'ancien leader de la Chambre des communes, a soutenu : "Le 31 octobre est la date butoir pour quitter l'UE, avec ou sans accord. Nous ne demanderons plus de prolongation. Si l'Europe veut revenir vers nous, la porte est ouverte si elle veut négocier un meilleur accord".

 

L'ancienne secrétaire du Travail et des Pensions, Esther McVey, a cherché à faire mieux : "Quel que soit le nouveau leader, la date du 31 octobre pour le Brexit est immuable."

 

L'ancien secrétaire du Brexit, Dominic Raab, a prononcé son discours : "Je me battrai pour un accord plus juste pour le Brexit, un accord plus juste pour les travailleurs britanniques et pour une société plus équitable où chaque enfant peut développer son potentiel."

 

Le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt a fustigé Johnson et a déclaré : "Faire des affaires, c'est mon gagne-pain. Je ne servirais pas dans le cabinet de quelqu'un qui fait explicitement pression pour que le Brexit ne soit pas négociable."


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