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Benkirane : "L'État et la religion devraient être séparés"

Par Nora Jaafar, Publié le 22/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, l'ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a souligné la nécessité de séparer la religion de la politique, ce que son parti a fait dès son arrivée au pouvoir.

 

Il a déclaré que "l'ensemble des lois de l'État ne devrait pas nécessairement être en conformité avec les décisions islamiques ".

 

Il a présenté son point de vue en soulignant des exemples tirés de la sunna prophétique.

 

Soulignant que ni le prophète Mohammed lui-même ni son compagnon Abu Bakr n'ont imposé de restrictions à l'ivresse. Benkirane a noté que bien que l'alcool soit interdit dans l'Islam, c'est l'État qui se charge de le réglementer en condamnant l'ivresse publique plutôt qu'en prohibant sa vente.

 

Les lois marocaines interdisant l'ivresse publique, a-t-il ajouté, ont été proposées par le Résident Général Hubert Lyautey pendant le protectorat français au Maroc.

 

Le Parti de la justice et du développement (PJD), dont il était le secrétaire général, n'est pas un parti religieux, selon Benkirane. Le politicien a noté que son parti avait "abandonné" les idéaux islamiques qu'il défendait auparavant.

 

Benikrane avait précédemment déclaré au journal marocain Akhbarona que l'origine religieuse de son parti, à laquelle il "tient fermement", n'a pas changé, ajoutant que s'il y a quelque chose à "sacrifier", ce serait " faire des sacrifices pour notre appartenance religieuse".

 

Selon Benkirane, la sphère religieuse est représentée par la plus haute autorité du pays, qui est le roi Mohammed VI, a-t-il ajouté. Le Roi du Maroc, a déclaré l'ancien chef du gouvernement est l'autorité suprême en ce qui concerne la religion du pays.

 

Benkirane considère le modèle politico-religieux du Maroc comme unique.

 

Parlant de l'autorité étatique du Roi Mohammed VI, Benkirane a expliqué que c'est le Roi qui a le pouvoir exclusif sur toutes les questions étatiques et qu'il est "absurde" de suggérer le contraire, ajoutant que le gouvernement joue un rôle secondaire.

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