Le Roi prend la main sur le dossier d’entente sur les prix des carburants

A
A
A
A
C’est un dossier qui commence à dater et qui a connu plusieurs rebondissements. Ce lundi,la sanction prononcée par le Conseil de la concurrence à l’égard des sociétés pétrolières pour leur implication dans d’éventuelles ententes anticoncurrentielles sur les prix du carburant concernait 8% de leurchiffre d’affaires. Un jour plus tard, le Conseil a envoyé une note au cabinet royal dans laquelle il informe le souverain de leur décision du «montant des sanctions infligées» aux pétroliers.
Cependant, dans sa note d’information, le Conseil de la concurrence a également fait part de plusieurs remarques concernant la gestion de ce dossier, caractérisée par des «transgressions de procédure et des agissements de la part de son président qui entachent la qualité et l’impartialité de la décision prise par le Conseil», rapporte Challenge.Driss El Guerraoui, président du Conseil de la concurrence, est donc directement mis en cause par ses pairs dans les problèmes rencontrés par le Conseil dans la gestion de ce dossier.
Plusieurs griefs ont été évoqués, dont :
– Une communication dommageable à l’examen de l’affaire et à la crédibilité du Conseil.
– Le passage forcé au vote avant que le débat ne soit clos.
– Une interprétation tronquée et violation de l’article 39 de la loi relative à la liberté des prix et de la concurrence.
– Une opacité de la procédure d’instruction, marquée par un partage sélectif des documents.
– La non-satisfaction des requêtes des membres en vue d’un examen équilibré des arguments avancés par les sociétés.
– Un comportement du président qui laisse penser qu’il agit sur instructions ou selon un agenda personnel.
A la lueur de ces éléments, le souverain a aussitôtnommé une commission pour mener les investigations nécessaires à la clarification de la situation. Cette commission devra lui soumettreun rapport circonstancié sur le sujet dans les meilleurs délais, rapporte Médias24.
Les membres de la commission sont de hauts responsables du pays. On retrouve parmi eux, les deux présidents des Chambres du Parlement (Habib El Malki et Hakim Benchamach) , le président de la Cour constitutionnelle (Said Ihrai), le président de la Cour des comptes (Driss Jettou) , le Wali de Bank Al Maghrib (Abdellatif El Jouahri) et le président de l’Instance de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (Bachir Rachdi). La mission de coordination sera assurée par le secrétaire général du gouvernement (Mohamed Hajoui).
Le site Yabiladi estime que Driss El Guerraoui, président du Conseil de la concurrence, a subi un «double camouflet». D’abord, la dénonciation par plusieurs membres de ses agissements, puis la constitution de la commission qui redonne de la latitude aux pétroliers pour défendre leur position et obtenir une décision plus favorable.
Une affaire qui remonte à 2016
Suite à plusieurs rumeurs de concertations entre pétroliers, le Conseil de la concurrence avait ouvert en 2016 une enquête sur l’existence de pratiques anticoncurrentielles, après la libéralisation du secteur en décembre 2015. Le Conseil de la concurrence reprochait essentiellement aux pétroliers de se concerter, la plupart du temps de façon indirecte, pour avoir la situation réelle de la concurrence et pouvoir ainsi orienter leurs politiques de prix. Parmi ces techniques : la collecte, l’échange et la diffusion d’informations sensibles entre les membres de ce groupement.
Il avait été également constaté un alignement des parts de marché entre les trois leaders du secteur des hydrocarbures, à savoir : Afriquia, dont la part n’a pratiquement pas bougé entre 2012 et 2015, tournant autour de 25%,Vivo Energy (Shell) 17%,etTotal (14%). L’amende des pétroliers avait été fixée à 9% de leurs chiffres d’affaires, le mardi 21 juillet, avant d’être revue à la baisse quelques jours plus tard (8%). Les enquêteurs du Conseil avaient initialement réclaméune amende de 10% sur le chiffre d’affaires.
Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Économie - Des hausses anticipées des carburants au Maroc interrogent les pratiques des distributeurs et relancent le débat sur la régulation.
El Mehdi El Azhary - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026