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Ouverture des frontières : le verdict attendu ce lundi

Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sera l’hôte ce lundi de la Commission des affaires étrangères, de défense, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au Parlement. Il dévoilera lors de cette réunion la position du gouvernement par rapport à la réouverture des frontières. Un sujet qui tient particulièrement en haleine les professionnels du secteur du tourisme au vu de l’importance de cette démarche pour leur activité.

Par Mohamed L., Publié le 06/07/2020, mis à jour le 06/07/2020
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Nasser Bourita

Le Maroc ouvrira-t-il ses frontières ? Au moment où nous écrivons cet article, cette question reste sans réponse. Mais cela ne devrait plus durer plus longtemps. En effet, alors que le royaume ne s’est toujours pas prononcé sur la réouverture de ses frontières, fermées depuis le 13 mars dernier, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, se présente ce lundi au Parlement. Une réunion avec la Commission des affaires étrangères, de défense, des affaires islamiques et des MRE se tiendra à partir de 17 heures, rapporte le quotidien Aujourd’hui le Maroc dans son édition du lundi 6 juillet 2020.

Le retard de la réouverture des frontières a fait beaucoup de bruit de l’autre côté de la méditerranée. Le Conseil de l’Union européenne avait intégré fin juin le Maroc dans sa liste officielle des 15 pays dont les ressortissants sont autorisés à voyager vers l’Europe. Mais début juillet, l’Espagne et l’Allemagne ont annoncé ne pas rouvrir leurs frontières aux voyageurs venant du Maroc tant que ce dernier n’aura pas permis à leurs ressortissants d’entrer sur ses terres. Un rapport de force est donc clairement enclenché avec cette demande de réciprocité.

Les professionnels du secteur du tourisme appellent quant à eux à l’urgence de rouvrir les frontières. Ils estiment que l’économie nationale perd beaucoup trop d’argent en retardant l’annonce de cette date. D’autant plus que plusieurs pays ont repris les vols durant ce mois de juin (France, Italie, Espagne, Allemagne, Portugal, Tunisie, etc.).

«Nous allons rater l’année 2021, tous les concurrents ont pris de l’avance en s’engageant sur des ouvertures de frontières à fin juin ou début juillet. Résultat des courses, les programmations de destinations touristiques étrangères se feront au détriment du Maroc», souligne Abdellatif Kabbaj, président de la Confédération nationale de tourisme (CNT).

Il semblerait donc que le gouvernement se trouve confronté à un dilemme, celui d’autoriser l’accès aux touristes souhaitant passer leurs vacances au Maroc et la nécessité de préserver la santé de ses citoyens. Il va falloir faire le choix avec "les moindres dégâts possibles".

 

Opération Marhaba : une crainte espagnole

Le 22 juin dernier, Bourita avait déclaré que l’Opération Marhaba se déroulerait d’une manière différente cette année. «L’opération Marhaba est un concept auquel il faut se préparer dès le mois d’avril et qui nécessite une coordination avec plusieurs pays. Il ne s’agit pas d’un simple passage, mais d’une animation avec des activités culturelles et de divertissement. Il est évident et naturel que l’opération Marhaba, telle que nous la connaissons avec sa préparation et sa programmation, n’ait pas lieu».

Le ministre estime que les préparatifs ont pris du retard en avril, étant donné que les frontières européennes étaient fermées durant cette période. Il précise également que le protocole sanitaire (confinement de 9 jours au minimum et 2 tests PCR) risque de retarder le retour des MRE.

Par ailleurs, José Ignacio Landaluc, maire d’Algésiras, craint que l’arrivée des voyageurs en transit vers le Maroc ne paralyse le port et la ville de Cadiz, rapporte Le360. Selon la même source, Landaluc aurait envoyé une correspondance à la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, dans laquelle il l’appelle à le tenir informé de la décision du gouvernement marocain par rapport à cette question.

Le maire d’Algésiras précise que «cette opération a toujours parfaitement fonctionné grâce à la coordination de toutes les administrations concernées. Mais que cette année, les choses se compliquent après la décision des autorités marocaines de renoncer à l’opération Marhaba, et de vouloir permettre dans le même temps à ses ressortissants résidant à l’étranger d’entrer sur leur territoire». Il rappelle que le Maroc est «un soutien fondamental de cette opération de transit, mais que sans lui, l’opération échouera». 


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