Déconfinement : le « mode d’emploi » très attendu

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Même si la vie commence à reprendre son cours normal dans certaines villes, la prudence reste le mot d’ordre des autorités publiques. Dans une déclaration ce lundi au parlement, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a mentionné qu’«il est hors de question d’interpréter la reprise des activités dans certains secteurs comme une levée de l’état d’urgence». L’occasion pour le ministre de sensibiliser ses concitoyens sur l’importance du respect des mesures sanitaires durant cette période afin d’éviter toute nouvelle vague de contaminations.
Par ailleurs, les députés parlementaires accusent le gouvernement d’avoir pris du retard pour exposer la stratégie de déconfinement. «On comprend que le gouvernement souhaite réduire au maximum le risque d’une deuxième vague post déconfinement, mais les discours vagues et creux, les projets de scénarios qui n’apportent pas les éléments de réponse souhaitésdoivent céder la place à la précision, la visibilité, le concret et la transparence sur l’état actuel des choses pour préparer les citoyens quelle que soit la décision par la suite», souligne Eco actu.
Des indicateurs à surveiller avant de déconfiner
Le mystère est entier sur la méthode qu’adoptera le Maroc pour son déconfinement. Sera-t-il fait de manière progressive, par territoire, par tranche d’âge et par secteur d’activité ? Ou bien sera-t-il généralisé et ouvert à toutes les régions du royaume ? La première option semble la plus probable puisque les écarts entre les 12 régions du royaume sont palpables. Casablanca-Settat reste la région la plus touchée avec 2657 cas confirmés depuis le début de la pandémie tandis que des régions comme Souss Massa (89 cas), Guelmin Oued Noun (44 cas) Laayoune Sakia El Hamra (5 cas) et Dakhla-Oued Eddahab (5 cas) sont bien moins impactées, rapporte Le Matin. Un déconfinement de ces régions qui n’ont connu aucun cas actif depuis plusieurs semaines serait tout à fait logique.
Pour ce qui est du taux de reproduction (R0), il a atteint aujourd’hui 0,75 avec des variations selon les régions, sans toutefois passer au-dessus du seuil critique de 1. L’idéal selon le Chef du gouvernement serait que le R0 soit inférieur ou égal à 0,7.
Mais globalement, les chiffres réalisés par le Maroc sont significatifs et synonymes d’espoir. Le nombre de cas actifs (patients sous suivi médical ou attendent la déclaration de leur rémission après l’amélioration de leur état de santé) est en forte baisse ces derniers jours. Il se situe à 600personnes ce jeudi matin.
Nécessité de multiplier les dépistages
Le Maroc réalise actuellement plus de 10000 tests de dépistage par jour grâce à l’augmentation du nombre de laboratoires habilités à faire cette opération, rapporte l’Économiste ce jeudi 4 juin 2020. Selon un expert et chercheur à l’école de santé publique de l’université d’Harvard, ce chiffre reste insuffisant. «Le Maroc doit multiplier sa fréquence de tests par 10 et faire donc au moins 100000 tests par jour !».
On sait aussi que le ministère de la Santé s’apprête à utiliser les tests rapides. Près de 2 millions de kits viennent d’être achetés pour environ 212 millions de dirhams. Les charges sont évidemment fournies par le Fonds de soutien pour la gestion de la pandémie du Covid-19, dont les ressources totales ont atteint les 32 milliards de dirhams.
Une chose est sûre, tant que le Maroc n’a pas définitivement tourné la page de cette épidémie, l’État continuera de mener son rôle sécuritaire et appliquera la loi. En témoigne le récent bilan des contrôles sécuritaires,91623 personnes sont sujettes à des poursuites judiciaires. Elles ont été arrêtées pour violation de l’état d’urgence sanitaire et (pour quelques-uns) violence contre les autorités locales et forces publiques.
Société - Malgré un cadre anticorruption avancé, le Maroc peine à appliquer ses lois, freinant efficacité, transparence, confiance institutionnelle et attractivité économique.
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