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Covid-19 : évolution de la pandémie et consolidation des mesures de prévention

Le Maroc a atteint ce vendredi 7332 contaminations au Covid-19. Lors de son point presse quotidien, Mohamed Lyoubi, directeur du département d'épidémiologie, a apporté de nouvelles précisions quant à l’évolution du virus dans le royaume. De son côté, Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, a redéfini le protocole de prise en charge des personnes atteintes du coronavirus. La presse marocaine revient aujourd’hui sur le traitement et l’évacuation des déchets contaminés par le virus ainsi que sur la requête de la Confédération démocratique du travail (CDT).

Par H.L.B, Publié le 22/05/2020, mis à jour le 22/05/2020
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Coronavirus : entre évolution et mesures de prévention

Les derniers chiffres liés à l’évolution de la pandémie du coronavirus au Maroc font état de 121 nouvelles contaminations, 97 guérisons, 1 décès et 10284 personnes confirmées non porteuses du virus. Le bilan épidémiologique national atteint ainsi, ce vendredi 22 mai, 7332 infections, 4377 rémissions, 197 morts, 2758 patients en cours de traitement et 116070 cas exclus après des tests négatifs au Covid-19. Tout en appelant les Marocains à respecter les règles d’hygiène et de sécurité sanitaire, le ministère de la Santé a souligné que le taux de létalité actuel est de 2,7% et que celui des guérisons est de 59,55%. Selon H24Info, Casablanca-Settat, région la plus touchée par le virus, vient de détecter un nouveau cluster de contagion dans une usine. Il s’agit de la société Leoni qui se situe dans la zone industrielle de Berrechid. À cause de ce nouveau foyer, en 48 heures seulement, le nombre de contaminations de la ville est passé de 16 à 61. Toutes les personnes infectées et celles avec lesquelles elles sont entrées en contact sont actuellement soumises à des tests de dépistage, précise la même source.

 

Les précisions de Lyoubi

Lors de son point de presse du jeudi 21 mai, Mohame Lyoubi, directeur du département d'épidémiologie au sein du ministère de la Santé, a indiqué que depuis la déclaration de la pandémie du coronavirus au Maroc, 31 femmes enceintes ont été contaminées. Il soutient que 30 d’entre elles «ne présentaient aucun symptôme de la maladie lors de la prise en charge», tandis que le cas d’une seule femme était moyennement grave, rapporte Le Matin. Lyoubi a également annoncé que les provinces de Midelt, de Taourirt et de Moulay Yaâcoub sont désormais sans cas actif de Covid-19. Il a toutefois regretté que la région Dakhla-Oued Eddahab ait enregistré 3 nouvelles contaminations, qui l’ont écarté des zones "coronavirus-free". Ainsi sur les 75 provinces que compte le Maroc, aujourd’hui 35 d’entre elles n’ont plus aucun cas actif d’infections au Covid-19.

 

135 cas actifs dans les prisons

De son côté, Médias24 indique que 135 cas actifs sont encore sous traitement dans les prisons du pays. Il s’agit notamment de 99 détenus et de 36 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire. La Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR) a souligné dans un communiqué de presse que depuis le 14 avril, date marquant l’apparition de la première infection dans les structures carcérales du pays, 450 personnes ont été confirmées porteuses du virus dans les prisons du royaume. 3 sont décédées, dont 2 détenus à Tanger et 1 membre du personnel à Ouarzazate.

 

Ait Taleb révise le protocole de traitement

Prenant en considération l’évolution de la situation épidémiologique, l’apparition de foyers épidémiques et l’augmentation du nombre de cas asymptomatiques et paucisymptomatiques, le ministère de la Santé a redéfini le protocole de prise en charge des personnes atteinte du Covid-19. Dans sa livraison du jour, L’Économiste rapporte que Khalid Aït Taleb, ministre de tutelle, a introduit cette révision dans une circulaire datée du 20 mai. La missive souligne ainsi que «la prise en charge du cas possible et probable repose sur les voies de détection par : «appel téléphonique (allo veille, allo 141 et allo 300), consultation au niveau d’une structure de soins publique ou privée, et suivi des contacts avec dépistage systématique ou après le développement des signes cliniques». Le traitement du patient peut commencer «sans délai et après bilan pré-thérapeutique», «en présence d’un tableau radio-clinique très évocateur de Covid-19». Le ministre souligne que «la prise en charge se fait en milieu hospitalier, avec un suivi rigoureux de l’état de santé du patient afin de détecter précocement tout signe d’aggravation». La personne contaminée, même si elle est asymptomatique, se voit administrer le «traitement de 1re intention pendant 10 jours». Si aucune amélioration n’est observée pendant cette période, le nouveau protocole recommande «de prolonger de 5 jours le traitement de 1re intention avant d’envisager un passage au traitement de 2e intention». Selon le journal, la circulaire de la tutelle revoit également les critères de guérison, et souligne qu’une rémission ne peut être confirmée «qu’à l’issue des 10 jours de traitement, avec une amélioration clinique nette, dont une apyrexie (absence de fièvre) durant au moins 3 jours et une normalisation du bilan biologique».

 

Traitement des déchets des hôpitaux 

Dans son édition du 22 mai, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia s’attarde sur l’élimination des déchets contaminés par le Covid-19 (masques, combinaisons, kits de dépistage...) des centres hospitaliers. Selon le journal, cette opération est encadrée par un protocole très strict, qui se conforme aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé. Pour cause, lesdits déchets représentent une menace pour les personnes qui s’en chargent et pourraient les exposer au virus. Ainsi, le décret N° 2.09.139, institué le 21 mai 2009, précise les dispositions de traitement et d’évacuation de ces déchets médicaux et pharmaceutiques «ainsi que les modalités de délivrance de l’autorisation de leur collecte et de leur transportation». Selon ce texte de loi, ces ordures sont considérées comme un risque d’infection, puisqu’elles «contiennent des micro-organismes viables ou des toxines susceptibles de causer la maladie chez l’homme ou chez d’autres organismes vivants ainsi que les organes et tissus humains ou animaux non identifiables». Le journal explique que pour assurer l’élimination des déchets en question, ces derniers sont soit incinérés ou subissent des techniques de transformation, comme l’autoclavage, un procédé de stérilisation à chaleur humide, très utilisé en milieu hospitalier.

 

Le Covid-19, une maladie professionnelle ?

Dans une lettre adressée au ministère du Travail, la Confédération démocratique du travail (CDT) a exigé que le Covid-19 soit inclus dans la liste des maladies professionnelles. Cette correspondance intervient après que plusieurs clusters industriels ont émergé un peu partout dans le pays. Selon Al Akhbar, la CDT souhaite ajouter le nouveau coronavirus à la liste des maladies citées dans la Décision ministérielle n° 160.14, afin que les travailleurs infectés puissent bénéficier d’une indemnité versée par l’employeur. En outre, les syndicats réclament une révision de cette liste afin que de nouvelles maladies non reconnues par la loi puissent y être incluses. Ils jugent aussi qu’il est temps de revoir les mécanismes d’octroi des indemnités ainsi que les dispositions du Dahir de 1972, relatif au régime de sécurité sociale, afin de les adapter aux exigences de l’Organisation internationale du travail.


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