Cafés, restaurants… plusieurs recommandations formulées

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Fermés depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire, les commerces, dont les cafés et restaurants, se voientimpactés par la crise du coronavirus. Près de 2 millions de salariés sont aujourd’hui en chômage technique après la fermeture de 250.000 cafés à travers le royaume, rapporte le quotidien L’Économiste dans son édition du mercredi 6 mai 2020. À Casablanca, le nombre de cafés/restaurants est estimé à 30.000, dont la moitié opère dans l’informel. Ils emploient quelque 150.000 personnes. Les professionnels des services accusent une baisse drastique de leurs chiffres d’affaires et appellent le gouvernement à la rescousse.
Arrêt des cotisations CNSS et exonérations de certaines taxes
Afin de sauver le secteur et soutenir les entreprises de restauration, dont une bonne partie est composée deTPME, la fédération nationale des restaurateurs (FNR) a remis plusieurs revendications au ministère du Tourisme. Parmi elles, l’annulation des cotisations CNSS pour l’année 2020 ainsi que le prolongement de l’indemnité de chômage temporaire jusqu’au 31 décembre 2020, rapporte le journal Les Inspirations Éco ce mercredi.
Concernant les taxes, la FNR propose que la taxe de licence d’alcool, la taxe professionnelle et la taxe d’occupation du domaine public soient exonérées pour 2020-2021. Pour celles concernant les services communaux, la fédération plaide leur calcul au prorata de l’activité pour l’année 2020, avec une réduction de la TVA à 5% au lieu de 10% à partir de 2021.
La Fédération souligne que le report des échéances bancaires ainsi que des charges fiscales et sociales n’est pas suffisant pour sauver les emplois des secteurs sinistrés. Elleconstate par ailleurs que les banques refusent d’octroyer des crédits, puisqu’elles voient actuellement en ce secteur d’activité un grand risque de défaillance.
90% de baisse du chiffre d’affaires
Même son de cloche pour les professionnels des métiers de bouche (traiteurs, boulangeries, pâtisseries…) qui souffrent des répercussions de la pandémie du Covid-19 sur leur activité. Ces derniers évaluent la baisse du chiffre d’affaires durant cette période à 90%. La Confédération marocaine des métiers de bouche, présidée par Mohamed Rahal Essoulami, recommande qu’une batterie de mesures soit appliquée par l’État à leur égard. Parmi elles, l’exonération fiscale de la taxe professionnelle, des taxes d’enseigne et d’occupation du domaine public de 2019 et 2020, le report des paiements pour l’IR et l’IS ou encore l’extension de l’exonération de la TVA sans droit à déduction des ventes et prestations de services, effectuées par les fabricants et les prestataires, personnes morales, dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur ou égal à 500.000 dirhams, rapporte L’Économiste.
Autres mesures recommandées par les professionnels : la prise en charge par l’État des cotisations patronales des salariés jusqu’à juin 2021 et l’annulation des loyers des commerces sommés de fermer pendant la période de confinement. Les opérateurs souhaitent également la révision du dispositif de crédit Damane Oxygène pour plus de flexibilité et de clarté, avec un taux d’intérêt réduit à court terme de 0 à 2% et à moyen et long terme de 2 à 3%. Les professionnels des métiers de bouche demandent aussi une indemnité pour les entrepreneurs en cessation d’activité ainsi que l’octroi de crédits à la consommation à 0% à hauteur de 100.000 DH.
Enfin, les enseignes de restauration réclament une autorisation pour assurer les livraisons, drive et ventes à emporter au lendemain de l’Aïd tout en promettant de respecter à la lettre les mesuresd’hygiène pour lutter contre cette pandémie.
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