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Covid-19 : entre mesures de prévention et recherches scientifiques

Avec 4359 infections au coronavirus, le Maroc affiche un taux de rémission de 22,23%. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du Commerce, apporte des précisions quant à la production des masques de protection, alors qu’en parallèle une application marocaine de traçage des contaminations voit le jour. À l’international, des experts de la santé soupçonnent le Covid-19 d’être à l’origine de l’apparition de graves inflammations chez les enfants, et deux études contradictoires sur le médicament Remdesivir ont été publiées le mercredi 29 avril.

Par Nora Jaafar, Publié le 30/04/2020, mis à jour le 06/01/2021          Temps de lecture 5 min.
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Le coronavirus, entre mesures de prévention et recherches scientifiques

Le ministère de la Santé fait état, ce jeudi 30 avril, de 38 nouvelles contaminations au coronavirus, de 41 guérisons, de 3222 cas en cours de traitement et de 954 nouvelles personnes testées négatives au virus. Ainsi, le bilan national du pays s’élève à 4359 infections, 969 rémissions, et 29563 cas exclus. Selon Hespress Fr, le taux de rémission du Covid-19 a grimpé à 22,23% dans le royaume, tandis que celui de létalité affiche une légère baisse de 3,85%.

 

Les précisions de Moulay Hafid Elalamy

Lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers, Moulay Hafid Elalamy (MHE), ministre de l’Industrie et du Commerce, a révélé de nouvelles informations concernant les masques de protection et les gels antiseptiques. D’après L’Économiste, le ministre a expliqué que 2 deux catégories de masques sont actuellement produites dans le pays. La première, bénéficiant de la subvention du Fonds spécial de la gestion de la pandémie du coronavirus, concerne les bavettes en vente à 80 centimes l’unité. Le journal avance que ces dernières sont fabriquées par 19 sociétés, alors que 32 autres viennent d’obtenir les normes de certification de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR) pour les confectionner. Pour ce qui est de la 2e catégorie, correspondant aux visières lavables et réutilisables, ce sont 34 sociétés qui en produisent plus de 1 million par jour.

De plus, le ministre a soutenu que l’exportation des masques marocains fait toujours l’objet d’un débat, visant à trouver un équilibre entre la relance de l’activité des usines et la garantie de l’approvisionnement local. «L’accord serait que 50% de la production reste sur le marché local et 50% irait à l’export», précise MHE. Par ailleurs, le ministre a ajouté que des efforts ont été menés pour pallier la pénurie de l’éthanol, principale composante des gels antiseptiques. Il a souligné que désormais 240 hectolitres d’éthanol sont produits chaque jour au Maroc.

 

Lancement de l’application Hayat Santé

Pour consolider les mesures de lutte contre la pandémie du coronavirus, le Maroc avait lancé, début avril, un appel à manifestation d’intérêts aux entreprises pour le développement d’une application de traçage des contaminations. Plusieurs sociétés ont répondu à l’appel, et une première application est désormais opérationnelle : Hayat Santé. Cet outil «permet aux utilisateurs d’avoir accès aux hôpitaux à proximité, pharmacies de gardes, laboratoires, services du paramédical, et de bénéficier des services ou médecins d’urgence», explique à Maroc Diplomatique Mossaab Tazi, directeur de l’application. Ce dernier soutient que ce service, 100% marocain et gratuit, «compte pas moins de 17000 médecins et une soixantaine d’ambulances». Selon le quotidien, Hayat Santé est disponible depuis le 24 avril et est téléchargeable sur smartphone. L’application est à la disposition de tous les utilisateurs qui souhaitent être informés, s’ils se trouvent à proximité d’un cas positif ou suspect.

 

Le coronavirus provoquerait la maladie de Kawasaki chez les enfants

Bien que le nouveau coronavirus Sars-Cov2 reste encore un mystère pour les scientifiques, il semblait jusque-là très peu dangereux pour les jeunes enfants. Toutefois, ces derniers jours, des services pédiatriques internationaux ont fait état de l’apparition d’un syndrome inflammatoire chez les enfants, soupçonné d’être la maladie de Kawasaki. Ainsi, plusieurs cas ont été signalés en Grande-Bretagne, en Belgique, en Italie, en Espagne, aux États-Unis et même en Australie. Selon Le Huffington Post, des alertes au sein des hôpitaux ont été lancées pour étudier en détail ce phénomène. Le média précise qu’il est trop tôt «pour savoir si les récents cas observés sont liés à la maladie de Kawasaki et qu’il est également trop tôt pour dire que celle-ci serait causée par une infection du nouveau coronavirus». Cependant, la source n’écarte pas cette possibilité, notant que le déclenchement du Kawasaki pourrait être favorisé par une infection virale. Le Huffington Post explique que cette maladie très rare touche les artères et que ses symptômes sont assez visibles, notamment : fièvre importante, conjonctivite, langue framboisée (boutons sur la langue), lèvres sèches, ganglions et éruption cutanée sur le corps, les paumes et plantes des pieds. Et d’ajouter que son taux de létalité est très faible (0.017%).

 

Deux études contradictoires sur le Remdesivir de Gilead

Ce mercredi 29 avril, le laboratoire américain Gilead a indiqué que les essais cliniques du médicament antiviral Remdesivir ont révélé des résultats «positifs» chez des patients atteints du Covid-19, rapporte Le Matin dans son édition du jour. «Les données montrent que le Remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour diminuer le temps de guérison des malades», a affirmé Dr Anthony Fauci, épidémiologiste et conseiller du président Donald Trump, depuis la Maison-Blanche.

Le quotidien rapporte qu’une autre étude menée en Chine, publiée également le même jour par la revue médicale The Lancet, réfute les conclusions de Gilead et soutient que «le traitement par Remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19». Les auteurs de cette étude soulignent par contre que «d’autres recherches médicales sont nécessaires pour déterminer si un traitement plus précoce au Remdesivir, à plus fortes doses, ou en association avec d’autres antiviraux ou des anticorps neutralisant pourrait être plus efficace sur les patients atteints de formes graves de coronavirus».

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