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Covid-19 : les masques et le dépistage toujours au centre des préoccupations

Le Maroc compte, à date, 4115 cas positifs au Covid-19. Alors que le ministère de la Santé semble confiant dans l'efficacité de la chloroquine, le ministère de l’Industrie et du Commerce, quant à lui, hausse le ton suite aux défaillances logistiques de distribution des masques de protection. En plus de la distribution des masques, l’État fait le maximum pour élargir sa base de dépistage qui permettra de préparer le futur déconfinement.

Par Nora Jaafar, Publié le 27/04/2020 à 10:40, mis à jour le 27/04/2020 à 16:32
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La bataille du Maroc contre le Covid-19 se poursuit

50 nouvelles infections ont été recensées au Maroc, ce lundi matin 27 avril, a annoncé le ministère de la Santé. Le bilan total s’élève à ce stade à 4115 cas positifs, 669 rémissions (+76) et 161 décès. De plus, 967 personnes ont été testées négatives au Covid-19, portant le nombre des cas exclus à 24301. Selon Mohammed Lyoubi, directeur de l’Épidémiologie au ministère de la Santé, le taux de mortalité quotidien au Maroc est descendu à 4%, affichant une importante tendance baissière, tandis que le taux de guérison a grimpé à 14,6%. Il soutient que la région de Casablanca-Settat reste en tête avec presque 26% des cas sur le territoire, suivie de Marrakech-Safi avec 21%. Les régions de Fès-Meknès, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, et Draa-Tafilalet atteignent, quant à elles, presque 13% chacune.

Bien qu’il ait auparavant parlé des résultats de la chloroquine avec beaucoup de réserve, Lyoubi évoque désormais ce traitement avec plus d’assurance, rapporte Al Massae dans sa livraison du 27 avril. «Ce protocole, combiné à un antibiotique, a donné des résultats probants», a-t-il affirmé lors d’une récente intervention à la télévision, notant que la durée de traitement est nettement moins longue qu’avant son adoption. Le directeur du département de l’Épidémiologie a également abordé les effets secondaires de cette molécule antipaludique, qu’il considère tout à a fait normaux. Toutefois, le quotidien révèle que la chloroquine fait toujours polémique parmi les experts internationaux de la santé. D’après une étude menée par l’Agence européenne des Médicaments (EMA), les effets bénéfiques de ce protocole n’ont pas encore été prouvés, avertissant qu’il pourrait provoquer des problèmes de foie et de reins ainsi qu’une détérioration des cellules nerveuses qui engendrerait des convulsions et une hypoglycémie.

 

Masque de protection, défaillances des réseaux de distribution

Pour faire le point sur les problèmes de la logistique de distribution des masques de protection, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du Commerce, s’était réuni mercredi dernier avec les représentants des grossistes pharmaceutiques et ceux du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). L’Economiste précise qu’il ne s’agit pas d’un problème de production, puisque sur un lot de «20,4 millions de masques mis à la disposition des grossistes pharmaceutiques (entre le 17 et le 22 avril), seulement 13,3 millions unités ont été livrées aux officines». La même source déplore que «7,1 millions de masques soient restés dans les stocks des 8 plateformes de répartition qui couvrent les régions du pays», alors qu’un stock de plus d’un million de bavettes n’a pas été écoulé à Rabat et à Fès. Pour pallier cette situation, le ministre de tutelle a appelé les 53 sociétés pharmaceutiques chargées de la distribution des masques à redoubler d’efforts pour contribuer à la mobilisation nationale contre la pandémie. Le quotidien rapporte que Hamza Guedira, président du CNOP, a proposé la mise une place d’un «système de traçabilité rigoureux de toute la chaîne depuis la production en passant par les plateformes de distribution jusqu’à l’arrivée des masques aux officines». Et d’ajouter que de nombreux pharmaciens refusent de vendre les bavettes craignant que leur pénurie ne crée de nombreux incidents et attroupements.

 

Multiplication des tests de dépistage

Tout en élaborant leur plan de déconfinement, les autorités sanitaires se préparent pour le lancement d'une grande opération de dépistage dans les semaines à venir. Selon Al Massae, la tutelle a élargi la base de dépistage en renforçant la capacité de traitement des Centres hospitaliers universitaires (CHU) et des laboratoires agréés. Une démarche visant à accélérer le processus de validation des tests. À ce jour, près de 2000 tests sont réalisés par jour au Maroc. Le journal suggère que les personnes hospitalisées des suites du Covid-19 ne seront plus les seules à être soumises aux dépistages. Des opérations similaires sont prévues dans des unités industrielles et auprès de certains commerces afin d’identifier les cas de contaminations et mieux contenir la pandémie. Supervisé par les autorités locales et l’Exécutif, ce plan d’action sera progressivement mis en place et couvrira l’ensemble de la nation. Pour réussir cette démarche, les responsables de la santé ont adopté différentes techniques pour diagnostiquer efficacement le coronavirus. En plus du test PCR de référence, dont le résultat nécessite près de 4 heures, le royaume se tourne aujourd’hui vers le "PCR rapide" ainsi que des kits antigéniques, qui prennent entre 10 à 30 minutes. Rappelons enfin que le Maroc attend une commande de 100000 kits de dépistage rapide, faite le 26 mars dernier auprès du fabricant sud-coréen de matériel médical Osang Health Care.

 

La lutte de la délégation pénitentiaire contre le Covid-19

Depuis la découverte des premiers cas de contamination au Covid-19 dans les établissements carcéraux, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a renforcé les mesures préventives pour immuniser ses fonctionnaires et les détenus. Elle a ainsi procédé à la désinfection régulière de ses structures ainsi qu’à la distribution des masques et vêtements de protection spéciale à son staff et aux employés des sociétés chargées de la restauration des prisonniers. La DGAPR a également appliqué les consignes de l’état d’urgence sanitaire au sein des prisons. L’Économiste explique que la Délégation pénitentiaire «a instauré le système de travail en deux équipes, dont chacune travaille pendant 2 semaines successives. Un dispositif matériel et logistique a été mis en place pour permettre à chaque équipe de rester sur les lieux de travail durant toute la période. Une commission du ministère de la Santé procède à une analyse médicale de l’équipe qui s’apprête à terminer sa quinzaine et de celle qui se prépare pour prendre le relais».

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