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Procès Balkany : la partie de cache-cash est terminée

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Ce lundi en France, le maire de Levallois Patrick Balkany (71) et son épouse Isabelle (70) vont comparaitre au tribunal pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». Ils auraient dissimulé leur patrimoine estimé à plus de 13 millions d’euros, notamment des villas aux Antilles et à Marrakech, et son origine douteuse.

Selon Jean-Charles Deniau, auteur de Balkany, l’impuni*, le couple a réussi à créer un montage de sociétés offshore tellement compliqué que même les enquêteurs ont eu du mal à s’y retrouver. Ce montage leur a demandé beaucoup de temps et beaucoup d’argent. Une corruption multiforme qui part de l’enrichissement personnel et qui passe par de l’argent pour le parti politique, et ce à travers des surfacturations, des fausses factures, des comptes en Suisse ou au Luxembourg. Les Balkany ne seraient pas les seuls à avoir eu recours à cette manigance, c’est pour ça qu’une partie de leur défense, c’est de dire « écoutez, tout le monde faisait ça à une époque ».

« C’était de l’argent détourné des marchés publics. Là, c’était évidemment pour le financement de leur campagne, mais ils en ont pris une partie. Levallois, c’était un petit paradis foncier puisqu’il y avait beaucoup de friches industrielles, il y avait beaucoup d’hectares à construire donc c’était une manne pour les promoteurs, pour les grandes entreprises », explique Deniau.

Cette affaire a pris beaucoup de temps pour arriver devant la justice parce que les Balkany étaient protégés. Le couple a en effet des amis de très hauts calibres dont Jacques Chirac (qui a participé à la récolte de l’argent pour le RPR), Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy.

Les juges chargés de l’instruction du dossier, Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, ont trouvé de quoi faire comparaître le maire (Les Républicains) de Levallois-Perret et sa femme, qui est également première adjointe, pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». M. Balkany devra également répondre des chefs de « corruption passive » et « blanchiment de corruption ».

Il encourt dix ans de prison ; sa femme, cinq. L’affaire est autrement plus sérieuse que celle qui, en 1996, avait valu quinze mois de sursis au couple, condamné à l’époque pour avoir payé avec l’argent municipal trois employés de maison travaillant exclusivement à son service. Au-delà du cas Balkany, qui est emblématique, c’est tout le système des années 80-90 et jusqu’à 2010 qui va être mis sur la place publique avec ce procès.

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