Aller au contenu principal

Procès Balkany : la partie de cache-cash est terminée

Par H.L.B, Publié le 13/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

Ce lundi en France, le maire de Levallois Patrick Balkany (71) et son épouse Isabelle (70) vont comparaitre au tribunal pour "fraude fiscale" et "blanchiment de fraude fiscale". Ils auraient dissimulé leur patrimoine estimé à plus de 13 millions d’euros, notamment des villas aux Antilles et à Marrakech, et son origine douteuse.


 


Selon Jean-Charles Deniau, auteur de Balkany, l'impuni*, le couple a réussi à créer un montage de sociétés offshore tellement compliqué que même les enquêteurs ont eu du mal à s’y retrouver. Ce montage leur a demandé beaucoup de temps et beaucoup d’argent. Une corruption multiforme qui part de l’enrichissement personnel et qui passe par de l’argent pour le parti politique, et ce à travers des surfacturations, des fausses factures, des comptes en Suisse ou au Luxembourg. Les Balkany ne seraient pas les seuls à avoir eu recours à cette manigance, c’est pour ça qu’une partie de leur défense, c’est de dire « écoutez, tout le monde faisait ça à une époque ».


 


« C'était de l'argent détourné des marchés publics. Là, c’était évidemment pour le financement de leur campagne, mais ils en ont pris une partie. Levallois, c’était un petit paradis foncier puisqu’il y avait beaucoup de friches industrielles, il y avait beaucoup d’hectares à construire donc c’était une manne pour les promoteurs, pour les grandes entreprises », explique Deniau.


 


Cette affaire a pris beaucoup de temps pour arriver devant la justice parce que les Balkany étaient protégés. Le couple a en effet des amis de très hauts calibres dont Jacques Chirac (qui a participé à la récolte de l’argent pour le RPR), Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy.


 


Les juges chargés de l’instruction du dossier, Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon, ont trouvé de quoi faire comparaître le maire (Les Républicains) de Levallois-Perret et sa femme, qui est également première adjointe, pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». M. Balkany devra également répondre des chefs de « corruption passive » et « blanchiment de corruption ».


 


Il encourt dix ans de prison ; sa femme, cinq. L’affaire est autrement plus sérieuse que celle qui, en 1996, avait valu quinze mois de sursis au couple, condamné à l’époque pour avoir payé avec l’argent municipal trois employés de maison travaillant exclusivement à son service. Au-delà du cas Balkany, qui est emblématique, c’est tout le système des années 80-90 et jusqu’à 2010 qui va être mis sur la place publique avec ce procès.


  • Partagez

Coronavirus : le président algérien hospitalisé

En «confinement volontaire» depuis samedi dernier suite à la contamination de plusieurs hauts responsables au nouveau coronavirus, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été hospitalisé. Ce mard...

Nasa : l’eau sur la Lune plus abondante que prévu

Ce lundi 26 octobre, la Nasa, qui avait teasé une «découverte excitante», a dévoilé qu’il y a de l’eau sur la surface de la Lune. En effet, dans deux études scientifiques, rendues publiques lundi, l’a...

Trump : Israël et le Soudan normaliseront leurs relations

Le vendredi 23 octobre, à moins de deux semaines de l’élection présidentielle, le président américain Donald Trump, candidat à sa réélection, a annoncé qu’Israël et le Soudan ont accepté de norma...

Malgré une nouvelle trêve, la paix n’a pas duré au Haut-Karabakh

La situation se dégrade entre l’Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens qui se disputent le Haut-Karabakh. Ce lundi 26 octobre, les combats se poursuivent dans cette région séparatiste en territoire...

Les deux candidats à la présidentielle américaine délivrent un dernier débat moins chaotique

Ce jeudi 22 octobre à Nashville, à moins de deux semaines de la présidentielle américaine du 3 novembre, Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés pour la seconde fois dans le cadre de la course à l...

Saad Hariri de nouveau nommé Premier ministre du Liban

Ce jeudi 22 octobre, le président libanais Michel Aoun a désigné Saad Hariri, l’ancien Premier ministre qui avait été poussé à la démission à l’automne 2019, Premier ministre. Et ce, suite à des «cons...