Coronavirus : le Maroc poursuit sa lutte contre le virus

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Le Maroc multiplie les dispositifs contre le COVID-19. Le bilan des victimes du virus s’alourdit dans le pays, qui compte désormais 134contaminations avérées, 4 décès et 3 guérisons. L’épidémie s’est très vite propagée dans certaines régions du royaume, notamment à Casablanca-Settat (27cas), Rabat-Salé-Kénitra (32 cas) et Fès-Meknès (26cas). Le roi Mohammed VI et le gouvernement ont annoncé, ce week-end,plusieurs nouvelles mesures pour mettre fin à la progression du coronavirus dans le pays.
Les médecins militaires à la rescousse
Selon un communiqué du cabinet royal, daté du 22 mars, le roi Mohammed VI a ordonné que les médecins militaires viennent renforcer les rangs des médecins civils dans leur luttecontre le coronavirus. De plus, le souverain a exigé le déploiement du personnel médical et paramédical des Forces armées royales (FAR) pour consoliderles équipes des établissements de santé, dédiés à la lutte contre le Coronavirus, et ce dès ce lundi 23 mars. Toujours dans le cadre de cette opération, le communiqué affirme aussi la mobilisation des services sociaux des FAR et de la Gendarmerie royale. Le cabinet royal a tenu à souligner que «les médecins, civils et militaires,doiventtravailler en bonne entente et intelligence comme ils l’ont toujours fait, car il en va de la santé des Marocains et des étrangers se trouvant au Maroc».
Adoption de deux décrets-lois sur l’état d’urgence
Conformément à l’article 81 de la Constitution, le gouvernement a adopté, ce dimanche, deux décrets-lois sur l’état d’urgence. Lesdits décrets visent à limiter la propagation de l’épidémie du coronavirus dans le pays et seront traités ce lundi 23 mars par la Commission de l’Intérieur à la Chambre des représentants. Selon Médias24, le premier texte n°2.20.292, qui donne un cadre juridique aux situations d’urgence sanitaire, stipule que «toute violation des ordres et décisions des autorités publiques est passible d’une peine d’un à trois mois d’emprisonnement et d’une amende allant de 300 DH à 1300 DH ou de l’une des deux peines». En d’autres termes, cette législation permet aux autorités d’appliquer les mesures jugées nécessaires dans ce contexte de pandémie, dont l’instauration de l’état d’urgence dans n’importe quelle région, préfecture, province, commune ou sur l’ensemble du territoire national.
Le deuxième projet de décret-loi n°2.20.293 porte, quant à lui, sur l’actuel état d’urgence sanitaire. Ce dernier apris effet levendredi 20 mars à 18het prendra fin le 20 avril 2020 à 18h, précise le Conseil du gouvernement. Toutefois, Hespress Fr explique qu’un mois est une durée maximum. Ellepourraêtre prolongée au besoin mais nécessitera l’approbation du Parlement. Pendant cette période, les autorités compétentes pourront ainsi :interdire aux personnes de quitter leurs lieux de résidence ;interdire aux personnes toute circulation en dehors de leurs lieux de résidence sauf cas de nécessité impérieuse ;interdire tout rassemblement, attroupement ou réunion d’un ensemble de personnes ;fermer les commerces et d’autres entités qui accueillent le public durant la période de l’état d’urgence sanitaire.
Suspension des déplacements entre les villes
Toujours dans le souci d’éviter tout risque de propagation du virus dans le royaume, le ministère de l’Intérieur a décidé d’interdire à partir du samedi 21 mars tous les moyens de transport privés et publics entre les villes. Cette mesure ne s’applique pas au transport des marchandises et des produits de base, ni aux déplacements pour des raisons de santé et professionnelles justifiés par des attestations délivrés par les administrations et les établissements. Par ailleurs, tous les vols aériens domestiques, le transport de voyageurs par autocars et par trainssont également interdits. Cependant, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a assuré que les liaisons de proximité et des navettes (Casablanca-Rabat-Kénitra, Casablanca-Settat, Casablanca-El Jadida, Casablanca-Aéroport Mohammed V) seront maintenues.
Enfin, notons qu’il est essentiel de respecter les dispositifs mis en place par le gouvernement pour ralentir la propagation du Coronavirus au Maroc. L’épidémie a, à ce jour, contaminé 332563 personnes et en a déjà tué 15104.
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