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Privatisations : La machine à sous !

L’État veut mobiliser pas moins de 10 milliards de DH dans une nouvelle vague de privatisations. Quelques beaux actifs dont le célèbre hôtel La Mamounia figurent sur la liste des entreprises privatisables. Pour l’État, ces opérations rentrent dans le cadre du pilotage du portefeuille public. La volonté est de céder au secteur privé des entreprises matures opérant dans des marchés fortement concurrentiels. Les privatisations sont aussi un moyen de pilotage des finances publiques. Depuis la première opération en 1993, l’État a réalisé une centaine de transactions qui ont rapporté plus de 100 milliards de DH.

Par J.R.Y, Publié le 09/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Avec l’Hôtel Marrakech, La Mamounia figure sur la Gold list 2019. Ils font partie des 78 meilleurs hôtels au monde selon CN Traveller. Sur les huit représentants africains dans ce classement, le Maroc en compte deux. La Mamounia est récemment apparu sur une autre liste : celle des entreprises privatisables. Propriété de l’ONCF (actionnaire de référence), le célèbre hôtel fera partie des actifs qui seront cédés dans la prochaine vague de privatisation.

 

L’État veut revoir son rôle d’actionnaire et cela passera par le désengagement partiel ou total de certaines entités matures opérant dans des secteurs fortement concurrentiels. Les privatisations sont aussi un moyen de pilotage des finances publiques. Lorsqu’elles sont trop utilisées à cette fin, cela comporte des risques puisqu’il s’agit en quelque sorte d’une solution de facilité au lieu de s’attaquer aux sources du déséquilibre budgétaire.

 

Certains prévisionnistes choisissent de faire fi des recettes de privatisation dans le calcul du déficit budgétaire. Pas moins de 10 milliards de DH sont attendus pour cette nouvelle vague.

 

Qu’est-ce qui a changé 26 ans après la première opération ?

 

Depuis la première opération de privatisation en 1993, l’État a réalisé une centaine de transactions qui ont rapporté plus de 100 milliards de DH. De grandes opérations ont marqué l’histoire des privatisations et certaines continuent d’être décriées aujourd’hui, en particulier la cession de la Samir. La vente de la société de raffinage de pétrole entre 1996 et 1998 a rapporté 5 milliards de DH. En cours de liquidation actuellement, la Samir a laissé une ardoise de plus de 40 milliards de DH, dont 12 milliards à la Douane.

 

En 26 ans, quasiment la moitié des recettes mobilisées provient uniquement de l’ouverture du capital de Maroc Telecom. La participation du Trésor a été cédée en plusieurs tranches pour un montant cumulé de 49 milliards de DH. Aujourd’hui, les 30% encore détenu par l’État valent 39 milliards de DH sur la base du cours en Bourse. Le Trésor avait envisagé de céder 8% du capital il y a quelques années, mais le projet a été abandonné. C’est l’un des actifs sur lequel l’État peut mobiliser rapidement du cash en cas de besoins.

 

En dehors de l’opérateur télécom, l’État s’est totalement désengagé de la Régie des Tabacs pour 18 milliards de DH. D’autres opérations de taille plus modeste ont été réalisées et ont concerné les distributeurs de produits pétroliers (Total, Shell, Mobil Maroc…), Bmce Bank, Sonasid, SCP, Fertima, Suta, Comanav, Marsa Maroc. Le nom du prochain sur la liste fait l’objet de spéculations.


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