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La Bourse en zone de turbulences

La Bourse est très animée ces derniers jours. Après le «bain de sang» ce lundi (une cinquantaine de valeurs dans le rouge), l’indice affichait une hausse de plus de 5,45% à la clôture ce mardi. Le coronavirus et le plongeon du prix du pétrole créent beaucoup d’incertitudes, mais la réaction du marché est disproportionnée. En cas de ralentissement mondial, tous les secteurs ne seront pas touchés de la même façon. Or, les investisseurs sur le marché casablancais ne font pas de distinction entre les secteurs. Dans le même temps, le silence des entreprises ne les rassure guère.

Par J.R.Y, Publié le 10/03/2020 à 15:31, mis à jour le 06/01/2021 à 10:15          Temps de lecture 2 min.
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La Bourse en zone de turbulences

Un marché très animé

Le Masi affichait une hausse de plus de plus de 5,45% ce mardi soir après le «bain de sang» de la session de la veille durant laquelle l’indice a dévissé de 5,82%. Ce rebond significatif se base tout de même sur un volume d'échange de 284 millions de DH (la moyenne quotidienne se situe autour de 150 millions de DH). Sur les six séances précédentes, le Masi avait chuté de 12% sur un volume global de 1,4 milliard de DH.

Le marché est très animé ces derniers jours, mais, pas dans le sens souhaité. Le mouvement de panique qui s’est accentué lundi est lié aux craintes de l’impact de l’épidémie coronavirus sur l’économie. Par ailleurs, la guerre des prix entre l’Arabie Saoudite et la Russie a entrainé le plongeon des cours du pétrole, accentuant l’onde de choc sur les marchés, même à Casablanca.

Des investisseurs en manque de cohérence et d’information

Cependant, la réaction des investisseurs semble disproportionnée. Certes, le Maroc n’est pas un îlot isolé du reste du monde. Même s’il arrive à limiter la propagation du virus, il peut être touché indirectement si ses principaux partenaires économiques le sont, principalement la France et l’Espagne, les deux premiers fournisseurs et clients du Royaume. Tous les secteurs ne seront pas touchés de la même façon par un ralentissement de l’économie mondiale. Or, dans la réaction des investisseurs en bourse, on voit bien qu’il n’y a pas de discernement entre les secteurs. Aucun n’est épargné par la baisse des cours. Hier, une cinquantaine de valeurs ont clôturé dans le rouge.

Sur les places européennes, où la moindre information a des répercussions importantes sur les prix des actifs, ce sont surtout la cotation des pétroliers et des transporteurs aériens qui ont alimenté la chute des marchés. Plusieurs confrères relèvent que ce sont les étrangers et les personnes physiques qui tirent le volume d’échanges vers le haut sur le marché actuellement. Malheureusement pour l’aérien, la bonne nouvelle liée à la baisse du cours du pétrole est contrebalancée par les pertes de chiffre d’affaires dues à la suspension de plusieurs lignes en raison du coronavirus.

Les investisseurs-personnes physiques sont plus sensibles aux fluctuations du marché que les institutionnels mieux outillés. Toutefois, dans ce vent de panique qui s’est accentué depuis le début du mois, les entreprises ne fournissent pas beaucoup d’informations pour rassurer les investisseurs ou même leurs clients sur les dispositions à prendre pour traverser cette zone de turbulences. En matière de communication, il y a encore des gisements de progrès pour les entreprises cotées.

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