Aller au contenu principal

Haftar, plus motivé que jamais à conquérir la Libye

Par H.L.B, Publié le 07/05/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

La guerre meurtrière pour le contrôle de Tripoli dure depuis près d'un mois. Elle a déjà coûté la vie à au moins 432 personnes et plus de 2 000 ont été grièvement blessées, signale l'Organisation mondiale de la santé. Cinquante-cinq mille personnes ont été déportées, selon les chiffres de l'ONU.

 

Dimanche, le maréchal Khalifa Haftar, commandant de l'armée nationale libyenne qui encercle la capitale libyenne, a ordonné à ses troupes de redoubler leurs efforts pour "donner à l'ennemi une leçon encore plus funeste que les précédentes ".

 

La défense de la capitale est assurée par des milices islamistes disparates qui soutiennent le gouvernement de transition reconnu par l'ONU.

 

La Mission des Nations Unies en Libye (UNSMIL) a lancé un appel réclamant une trêve d'une semaine à partir du lundi 6 mai, marquant le début du ramadan. "Nos combats contre le terrorisme à Benghazi et à Derna ne vont pas s'arrêter pendant le mois sacré du ramadan, nous allons plutôt renforcer notre détermination et notre volonté pour défendre notre pays", a rétorqué Haftar.

 

Haftar a participé, en tant qu'officier subalterne, il y a cinquante ans au coup d'État qui a propulsé Moammar Gadhafi au pouvoir. Aujourd'hui âgé d'environ 70 ans, il a dépêché ses forces dans le désert depuis Benghazi pour tenter de conquérir la Libye.

 

Haftar a beaucoup de relations étrangères. Il a été acclamé à Moscou et bénéficie du soutien tacite de Paris, où il a reçu des soins médicaux l'année dernière. La semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la France soutenait Haftar parce qu'il avait " combattu le terrorisme à Benghazi et dans le sud de la Libye".

 

Les principaux supporters de Haftar sont les Saoudiens, les Égyptiens et les Émirats arabes unis. Quelques jours avant le début de l'offensive, Haftar a rencontré le roi Salman Ben Abdulaziz et le prince héritier Mohammed Ben Salman à Riyad. Il est ainsi le premier dirigeant libyen à visiter un monarque saoudien depuis plus de 50 ans.

 

Plus tard, les comptes Twitter de l'Arabie Saoudite ont déclenché "une avalanche de tweets" en faveur de Haftar, "certains en dialecte libyen et des références très précises aux lieux libyens" indique Mary Fitzgerald, journaliste et auteur du "The Libyan Revolution and Its Aftermath".

 

Ces dernières années, les EAU ont fourni aux forces de Haftar des avions et près de 100 véhicules blindés de transport de troupes, selon un rapport d'un comité d'experts de l'ONU publié en 2017. Selon ce même document, les Émirats ont très probablement aidé Haftar à développer une base aérienne à Khadim.

Royaume-Uni : le prince Philip a subi une intervention pour un problème cardiaque

Ce jeudi 4 mars, le palais de Buckingham a annoncé que le prince Philip, 99 ans, époux de la reine Élizabeth, a subi «avec succès une intervention» pour un problème cardiaque préexistant. Hospitalisé ...

La Russie prête à fournir 50 millions de doses à l’Europe dès juin

Ce jeudi 4 mars, le Fonds d’investissement direct russe (RDIF), chargé de commercialiser le vaccin contre le nouveau coronavirus à l’étranger, a déclaré qu’il serait en mesure de fournir des doses à l...

Suède : huit personnes ont été blessées dans une attaque à l’arme blanche

Ce mercredi 3 mars, un homme a attaqué huit personnes avec une «arme tranchante», en blessant gravement deux d’entre elles, dans la ville suédoise de Vetlanda, a déclaré la police locale. L’assaillant...

La CPI ouvre une enquête sur des faits survenus dans les territoires palestiniens

Ce mercredi 3 mars, Fatou Bensouda, la procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé l’ouverture d’une enquête sur d’éventuels crimes de guerre commis dans les territoires pale...

L’Arabie Saoudite adosse l'accomplissement du Hajj à la vaccination contre le coronavirus

Ce lundi 1er mars, Taoufik Rabiâa, le ministre saoudien de la Santé, a annoncé que l’accomplissement du pèlerinage sera désormais lié à la vaccination contre la Covid-19. Il a ajouté avoir ordonné la ...

France-Algérie : Emmanuel Macron reconnait que la mort de Boumendjel n’était pas un suicide

Ce mardi 2 mars, le président français Emmanuel Macron a reconnu que les autorités françaises ont «torturé et assassiné» le militant algérien Ali Boumendjel pendant la guerre d’indépendance de son pay...