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Paradis fiscaux : l’Union européenne maintient la pression sur le Maroc

Pour la quatrième année consécutive, le Maroc a été placé dans la liste grise des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE). La faute au régime fiscal de Casablanca Financial City, qui est toujours en cours d’appréciation par l'Organisation de développement et de coopération économiques (OCDE).

Par Mohamed L., Publié le 19/02/2020, mis à jour le 19/02/2020
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Union Europeene

Le maintien du Maroc dans la liste grise des paradis fiscaux de l’Union européenne (UE) fait la une des journaux économiques marocains de ce mercredi. Cette décision a été prise à l’issue du Conseil de l’UE, tenu mardi 18 février à Bruxelles. En vertu de cette décision, les pays dont les engagements sont "en cours de mise en œuvre" sont maintenus dans la zone grise et disposent d’un nouveau délai. Dans son éditorial, l’Économiste estime ironiquement que la situation aurait pu être pire : «Soyons heureux, nous n’avons été lapidés qu’à moitié, le reste c’est pour janvier 2021. Soyons heureux, il nous reste 10 mois pour démonter tout notre système d’incitations», écrit Nadia Salah. Et d’ajouter que le but de l’opération OCDE-UE est d’éliminer les efforts que le royaume consent pour créer de l’emploi. Elle lance par la même occasion une pique indirecte à la Turquie : «Le Maroc n’est pas de ces États-voyous qui jouent la stratégie de la nuisance, en menaçant de lâcher les migrants. Il ne faudrait pas qu’il ait à le regretter».

Autre édito, autre lecture. Le quotidien Les Inspirations Éco estime que le Maroc a fait des efforts conséquents dans le projet de la Loi de Finances 2020, afin de pouvoir sortir de cette liste, notamment en ce qui concerne la requalification des zones franches, la révision de leur fiscalité et le relèvement des impôts sur les sociétés. L’éditorialiste explique cette décision par le fait que «l’Union européenne considère sans doute que le taux d’imposition est encore trop bas pour sortir de cette fameuse liste comparée à ce qui est exigé dans les pays de l’OCDE».

Rappelons que l’Union européenne a salué, mardi, les efforts du Maroc pour ses réformes fiscales. Le commissaire européen en charge de l’Économie a souligné que le maintien du Maroc dans cette liste grise n’est pas indicatif d’un manque d’engagement ou d’ambition. La raison de son maintien est simplement due au fait que «la Commission européenne attend la finalisation de l’évaluation par l’OCDE du régime fiscal de Casablanca Finance City (CFC)». Le commissaire a également souligné que si l’OCDE conclut sa procédure comme prévu, il est fort probable que l’Union européenne sorte le Maroc définitivement de la liste grise, lors de sa prochaine mise à jour en octobre 2020. Rappelons que c’est la 4e fois consécutive que le royaume est placé dans cette liste.


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