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Programme d’appui aux TPME : les premiers chiffres

Le ministère de l’Intérieur a tenu, ce lundi à Rabat, une rencontre avec l’ensemble des acteurs impliqués dans le programme "Intelaka". Walis, gouverneurs, présidents des centres régionaux d’investissements et représentants des banques ont tous répondu présents. Les patrons de banques ont livré les premiers chiffres après le lancement de cette initiative de grande envergure.

Par Mohamed Laabi, Publié le 18/02/2020 à 12:39, mis à jour le 18/02/2020 à 17:45
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Financement TPME

Voilà aujourd’hui deux semaines que le programme intégré d’appui et de financement des entreprises "Intelaka" a été officiellement lancé par le roi Mohammed VI. Les premiers chiffres sont porteurs d’espoir. La Banque populaire a reçu quelque 1 000 dossiers depuis le début du programme, autorisant les crédits à 200 d’entre eux, rapporte les Inspirations Éco ce mardi. Attijariwafa Bank affirme, pour sa part, que son réseau d’agences à travers le Maroc accueille chaque jour entre 5 000 et 12 000 visites par jour liées au programme. Selon Mohamed Kettani, président d’Attijariwafa Bank, 90% des visiteurs viennent s’informer sur les procédures. De son côté, Mohamed Karim Mounir, PDG du groupe Banque populaire, estime pouvoir dépasser les projections de 13 500 entreprises accompagnées en 2020.

Dans le monde rural, des agences mobiles du Crédit Agricole du Maroc font le tour des souks hebdomadaires afin d’expliquer et inciter les petits commerçants à franchir le cap et à adopter le programme. Intervenant lors d’une réunion organisée lundi par le ministère de l’Intérieur, Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie et des Finances, a affirmé que la philosophie du programme va au-delà de l’acte de financement pour englober la transformation structurelle de l’économie. Un avis partagé par Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib qui souligne que ce programme vise à atteindre différentes catégories sociales, jusque-là exclues de l’accès aux financements bancaires à cause de l’absence de garanties.

Sur les colonnes du site Medias24, on apprend que les patrons des banques ont beaucoup insisté sur l'importance de la composante accompagnement. C’était d’ailleurs le sujet de la rencontre du lundi 17 février. "Ce programme souhaite apporter des solutions non seulement sur le volet financement, mais également sur celui de l'accompagnement. C’est la finalité de la convention signée devant Sa Majesté le Roi portant sur le renforcement de la coordination de l’accompagnement au niveau des régions", a rappelé le ministre de l'Économie et des Finances.

Réitérant son engagement à continuer à œuvrer pour l’aboutissement de ce chantier prioritaire, Mohamed Benchaaboun a appelé l’assistance notamment les Walis, le Président de la CGEM, les Directeurs des CRI, les directeurs des agences publiques, les représentants des associations professionnelles et de la société civile, à collaborer main dans la main pour le réussir. Une présentation détaillée du Programme Intelaka a été également assurée par le directeur général de la Caisse centrale de garantie, Hicham Serghini.

Polémique autour des taux d’intérêt

Cette rencontre au sommet s’est accompagnée d’une polémique suscitée par un ancien ministre PJDiste. Le PJD étant le chef de file du gouvernement actuel. Un post Facebook de Najib Boulif, publié lundi, a suscité une vive indignation. Dans cette publication, il a affirmé que «toute riba est illicite, quel que soit le niveau du taux d’intérêt» indiquant que les banques participatives sont justement là pour combler le déficit financier de ces entreprises. Pour le site H24Info, Boulif désavoue le programme "Intelaka", qu’il considère "Haram". Et de noter que le sujet des taux d’intérêt bancaires délivrés dans le cadre du programme TPME divise. Ahmed Raissouni, ex-chef du Mouvement unicité et réforme (MUR), a confié que les crédits octroyés par les Banques sont «conformes à la Charia», car l’activité n’est pas commerciale et ne rentre pas dans le cadre de l’usure (l'intérêt d'un prêt à taux abusif). Raissouni a appuyé ses propos par le fait que ces crédits couvriront à peine les charges liées aux frais de gestion des dossiers soumis par les jeunes porteurs de projets.

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