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L’ALE Maroc-Turquie ravive la tension entre le PJD et le RNI

L’accord de libre-échange (ALE) Maroc-Turquie divise les partis politiques. Alors que Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie et du Commerce, dévoilait en début de semaine les raisons qui ont poussé le royaume à demander la révision de cet accord, le PJD qui noue des liens étroits avec l’AKP (parti du président Erdogan) a pris la défense de la Turquie. Le RNI est monté au créneau pour dénoncer la position «intolérable» du parti de la lampe.

Par Mohamed Laabi, Publié le 13/02/2020 à 16:43, mis à jour le 13/02/2020 à 20:03
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RNI

Rien ne va plus entre le PJD et le RNI. Les deux partis politiques sont en guerre au parlement. Le quotidien Al Akhbar affirme, dans son édition du jeudi 13 février, que certains propos de Moulay Hafid El Alamy (MHE), ministre de l’Industrie et du Commerce, sur l’Accord de libre échange (ALE) Maroc-Turquie ont déplu aux députés PJDistes.

Selon Jeune Afrique, Le PJD (parti de la lampe) fait endosser la totale responsabilité du déficit engendré par cet accord au RNI, qui avait chapeauté la signature de l’ALE en 2004. Ce dernier estime que le défaut est à régler au niveau des entreprises marocaines, affirmant que tous les accords de libre-échange signés par le Maroc avec les pays étrangers ne sont pas équilibrés et déstabilisent la balance commerciale chaque année. La réplique du RNI n’a pas tardé estimant que les propos de Mustapha Ibrahimi, président du groupe parlementaire du PJD, sont intolérables et infondés. Le ministre a présenté tous les chiffres et les statistiques qui démontrent les dégâts économiques provoqués par cet accord. Mais les députés du PJD maintiennent leur position de défendre la Turquie au lieu de défendre l’économie nationale.

Lors d’une sortie médiatique, Haluk Dortluoglu, directeur financier de l’enseigne BIM a tenu à démentir les propos de MHE par rapport à la commercialisation de ses produits. Le ministre demandait à la Turquie de commercialiser au moins 50% de produits marocains dans ses locaux. La réponse du directeur financier ne s’est pas fait attendre, déclarant que 85% des produits commercialisés par BIM sont achetés auprès de commerçants locaux. Ce jeudi, Le360 nous apprend que le ministère de la tutelle va ouvrir une enquête pour s’assurer de l’origine des produits proposés à la vente par le magasin BIM.

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