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Corruption : El Otmani pris à partie par le PAM

Lors de la séance des questions de politique générale à la deuxième Chambre, le groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a fustigé l’administration de Saad Dine El Otmani. Les PAMistes ont dénoncé l’incapacité du chef de l’Exécutif à mettre un terme à la corruption qui coute au Maroc près de 50 milliards de dirhams et lui fais perdre plus de 12 milliards de dirhams en devises.

Par Nora Jaafar, Publié le 23/01/2020 à 10:13, mis à jour le 24/01/2020 à 07:06
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Corruption : El Otmani pris à partie par le PAM

Le chef du gouvernement a été mis sur la sellette par les conseillers du Parti Authenticité et Modernité (PAM). Lors de la séance des questions de politique générale à la deuxième Chambre du mardi 21 janvier, les PAMistes ont présenté des chiffres alarmants révélant l’important impact de la corruption sur l’économie du Maroc. Selon l’édition du 23 janvier du quotidien Assabah, ces derniers ont dénoncé que 12 milliards de dirhams en devises sortent illégalement du royaume, soit une perte annuelle de près d’un milliard de dollars. Le groupe parlementaire dénonce que le gouvernement de Saad Dine El Otmani se contente de se focaliser sur les affaires mineures de corruption «qui portent sur 40, 50 ou 60 000 dirhams et qui sont devenues chose courante», rapporte ce jeudi le journal Al Akhbar. Il précise que la réalité de ce fléau est autre et qu’elle coute au pays des centaines de millions, voire des milliards de dirhams. Ainsi le parti du tracteur a souligné que pour pallier ce phénomène endémique, le gouvernement devrait résoudre la problématique de l’informel qui fait perdre à l’État 42 milliards de dirhams chaque année, indique Al Massae.

Par ailleurs, Al Akhbar cite les députés du PAM qui reprochent à El Otmani d’avoir accordé, conformément aux articles 8 et 9 de la loi de finances en vigueur, une amnistie fiscale aux détenteurs de cash non déclaré. La même source ajoute que le groupe parlementaire de la CGEM a pour sa part noté que le Maroc a été classé en bas de l’échelle, en termes de lutte contre la corruption, dans le rapport 2019 de la banque mondiale. Il a soutenu que ce fléau représente un manque à gagner pour l’État de près de 50 milliards de dirhams, soit environ 2 points de croissance. Une somme très importante qui pourrait, selon ce groupe, être déboursée aux profits des services sociaux de base (santé et enseignement) ou même aider à optimiser le revenu minimum des familles en situation de précarité. L’Économiste déplore pour sa part que le Maroc a enregistré une régression au niveau de l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Selon le rapport de l’organisme, publié ce jeudi 23 janvier, désormais le royaume occupe la 80e position sur les 180 pays recensés, avec un score de 41/100. Il est classé en milieu de tableau dans la région Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA), où la moyenne est de 39/100.

De son côté, nous apprend Al Massae, le Chef du gouvernement a affirmé que la corruption reste l’un des principaux obstacles au développement et à la stabilité du Maroc. Il a rappelé que les mesures prises par le pays pour mettre fin à ce phénomène contribuent au développement du pays. «Le succès des efforts de lutte contre la corruption contribue à la réussite du développement escompté et à l’amélioration du climat des investissements et des affaires, ainsi que du niveau de vie des citoyens», a-t-il expliqué ce mardi. Tout en réitérant l’engagement du gouvernement à abolir ce fléau, il a précisé que cette lutte doit se faire sans «aucune exagération ni généralisation». Enfin, El Otmani a assuré que le processus de lutte contre la corruption est toujours en cours, et qu’il représente un projet national collectif dont le succès repose principalement sur une implication sérieuse de tous les acteurs de la société.

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