Aller au contenu principal

Banques : 40 milliards de DH d'impayés des entreprises

Contrairement à ce que l’on pense, les banques pâtissent de la morosité de la conjoncture. Les impayés des entreprises s’élèvent à 40 milliards de DH. Avec un encours de 361 milliards de DH de crédits accordés aux entreprises non financières privées, le taux de défaut se situe à 11 % contre une moyenne générale autour de 8 %. Le comportement des créances en souffrance a une répercussion sur la production de nouveaux crédits. En dehors des TPME, les difficultés de plusieurs grandes entreprises ont fortement contribué à l’augmentation des créances en souffrance.

Par J.R.Y, Publié le 14/01/2020 à 14:28, mis à jour le 14/01/2020 à 14:42
Teaser Media

Le manque de vigueur de la croissance et l’exacerbation des mauvais comportements de paiement polluent le climat des affaires. Parmi ceux qui en ressentent les effets, il y a les banques dans la mesure où les entreprises ont de plus en plus de mal à honorer leurs échéances. Leurs impayés s’élèvent à 40 milliards de DH, rapportent plusieurs journaux de la place.

Un taux de défaut élevé

Avec un encours de 361 milliards de DH de crédits accordés aux entreprises non financières privées, le taux de défaut se situe à 11 % contre une moyenne générale autour de 8 %. Le taux d’impayé est contesté par certaines agences de notation. Elles estiment que cela ne reflète pas totalement la réalité, sous-entendu qu’il est plus élevé que ce qui est annoncé. Cela avait soulevé de vives critiques dans le secteur notamment de la part de Bank Al-Maghrib qui avait sollicité des explications auprès des agences concernées.

Les TPME premières pénalisées

Le comportement des créances en souffrance a une répercussion sur la production de nouveaux crédits puisque les banques renforcent leur vigilance et sont susceptibles de serrer le robinet, même si chaque dossier est différent. Elles tiennent également aussi compte de la conjoncture sectorielle. Généralement, les TPME présentent le plus de risque pour les banques. Pourtant, les raisons ne sont pas liées uniquement à la conjoncture. Les deux parties doivent aussi apprendre à mieux se connaître. La relation banque/TPME est revenue au cœur des débats ces dernières années. Malgré les améliorations, beaucoup reste à faire.

En dehors de la population des TPME, les difficultés de plusieurs grandes entreprises ont fortement contribué à l’augmentation des créances en souffrance. Un gros dossier qui tombe peut créer plus de secousses dans le secteur que 500 TPME par exemple.

Pour finir, la situation n’est pas vraiment alarmante pour le moment. Les impayés sont plutôt bien couverts par des provisions même si la situation varie selon les banques. Malgré un contexte plus difficile, elles arrivent à bien préserver leur rentabilité.

BAM : ce qu’il faut retenir du point de presse de Jouahri

Abdellatif Jouahri, wali de la banque centrale, a tenu ce mardi 22 juin 2021 une conférence de pres...

DEPF : la reprise se dessine

Au titre de ce mois de juin, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, vient de publier sa de...

Kenzi Sidi Maarouf Hotel : réouverture du Rooftop et du SPA

Le Le groupe Kenzi a annoncé via un communiqué la réouverture du Rooftop de son hôtel de Sidi Maarouf. Doté d'une piscine à ciel ouvert surplombant la ville de Casablanca, loin du brouhaha de la m...

Kenzi Hotels : réduction pour les Marocains d'ici et d'ailleurs

Kenzi Hotels à travers l'ensemble de ses établissements au Maroc accueille à bras ouverts les Marocains du monde et les Marocains résidant dans le royaume. Présente dans six villes marocaines (Casabl...

IDE : le Maroc maintient son attractivité

Les flux des Investissements directs étrangers (IDE) vers le Maroc sont restés en 2020 quasiment inchangés à 1,8 milliard de dollars, selon le Rapport 2021 sur l'investissement dans le monde, élaboré ...

Industrie minière : l'ambitieux Plan Maroc Mines

Le Maroc veut révolutionner l'industrie minière avec un nouveau plan d'investissement de 1,7 milliard de dollars d'ici 2030. Le ministère de l'Énergie, des Mines et de l'Environnement ambitionne d'...