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Destitution Trump : un vote historique à la Chambre des représentants

Le président américain, Donald Trump, est confronté ce mercredi 18 décembre à un vote crucial, qui déterminera sa mise en accusation ou non dans un pays divisé sur la question. Les démocrates à la Chambre des représentants, qui ont initié cette démarche, accusent le républicain d’abus de pouvoir et d’entrave à la bonne marche du Congrès américain. Ces deux articles de mis en accusation font référence à un chantage auquel Trump et quelques-uns de ses proches auraient soumis le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Par Nora Jaafar, Publié le 18/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Les choses se corsent pour le président américain, Donald Trump. Le dirigeant républicain fait face à un vote de mis en accusation crucial, qui déterminera ou non il pourra être mis en accusation. La commission judiciaire de la Chambre accuse Trump d’avoir commis un « abus de pouvoir » en exigeant du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’enquêter sur le fils de Joe Biden, ancien vice-président et candidat aux présidentielles de 2020. L’instance l’accuse également d’avoir fait « entrave à la bonne marche du Congrès » en interdisant aux membres du gouvernement de témoigner dans le cadre de cette affaire. Aujourd’hui, la Chambre des représentants va officiellement se prononcer quant à ces deux articles de mis en accusation, approuvés le 10 décembre par la commission judiciaire.

 

Une procédure vaine ?

Selon Reuters, les démocrates, qui sont à l’origine de cette enquête, détiennent la majorité des sièges (233 contre 197 pour les républicains) à la Chambre des représentants. Ainsi, il est fort probable que les deux articles de mis en accusation soient approuvés après le vote. Après l’approbation de ces deux articles, la commission judiciaire va présenter les éléments de preuves incriminant l’occupant actuel du bureau ovale lors d’un procès au Sénat, qui aurait lieu en janvier 2020. Toutefois, le Sénat est contrôlé par les républicains (53 sièges sur 100), qui ont montré peu d’intérêt à démettre Trump de ses fonctions. En effet, pour réussir à destituer le milliardaire, les démocrates vont avoir la lourde tâche de convaincre au moins 20 républicains de voter pour les articles de mis en accusation, indique La Presse.

 

Un pays divisé

Exacerbés par la procédure acrimonieuse de cette affaire, plusieurs milliers d’Américains ont organisé des centaines de rassemblements pour soutenir la destitution du président, rapporte Euronews. La même source ajoute que Trump a adressé mardi soir une lettre vitriolique de six pages à la chef des démocrates à la chambre des représentants, Nancy Pelosi. Dans cette correspondance, le président qualifie la campagne de destitution de « charade » et d’« injustice colossale ». « Vous êtes en train de transformer un désaccord politique entre deux branches du gouvernement en une infraction répréhensible », a-t-il écrit. Et d’ajouter : « Vous déclarez une guerre ouverte contre la démocratie américaine. L’Histoire vous jugera sévèrement ». « Je n’ai aucun doute sur le fait que le peuple américain vous tiendra responsable, avec les démocrates, lors de l’élection de 2020 », assure Trump.

 

De son côté, Pelosi a écrit une autre lettre pour exhorter ses collègues à « soutenir et à honorer la Constitution du pays contre tous les ennemis, étrangers et nationaux ». « Demain, la Chambre des représentants exercera l’un des pouvoirs les plus solennels que nous garantisse la Constitution, alors que nous voterons pour approuver deux articles de destitution contre le président des États-Unis », a-t-elle souligné dans une lettre adressée mardi aux législateurs démocrates, rapporte La Presse.

 

Pour rappel, Trump est le troisième président de l’histoire américaine à faire l’objet d’une mis en accusation au Congrès, après Andrew Johnson (1868) et Bill Clinton (1998). Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant une destitution certaine.

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