Aller au contenu principal

La croissance manque de peps

La mauvaise campagne agricole va fortement peser sur la croissance de l’économie. La seule satisfaction, s’il y en a une est le rythme de progression des activités non agricoles. Leur croissance s’établirait à 3,3 % en 2019 et poursuivra son redressement sur les deux prochaines années. C’est le baromètre le plus pertinent à suivre puisque personne ne peut maîtriser les caprices de la météo. Au final, la croissance globale rebondirait à 3,8 % en 2020. Comparé au pays de la région Mena, le Maroc n’a pas à rougir de sa performance.

Par J.R.Y, Publié le 18/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

L’actualisation des prévisions de la Banque centrale aboutit à une croissance de 2,6 % du PIB en 2019. C’était attendu, mais sa confirmation en dessous de 3 % interpelle.

 

La dépendance des campagnes agricoles

Évidemment, la mauvaise campagne agricole aura fortement pesé. La seule satisfaction, s’il y en a une, est le rythme de progression des activités non agricoles. Leur croissance s’établirait à 3,3 % en 2019 et poursuivra son redressement sur les deux prochaines années. C’est le principal à suivre puisque personne ne peut maîtriser les caprices de la météo. Les mauvaises campagnes agricoles sont dévastatrices pour l’emploi en milieu rural. Entre les troisièmes trimestres 2018 et 2019, l’économie a perdu 204 000 emplois dans l’agriculture. En se basant sur une production céréalière moyenne (80 millions de quintaux) et un bon comportement des récoltes des autres produits, le PIB agricole devrait augmenter de 6,2 % en 2020 avant de reculer à 3 % en 2022.

 

Les vecteurs de la croissance

Au final, la croissance globale rebondirait à 3,8 % en 2020. Comparé au pays de la région Mena, le Maroc n’a pas à rougir de sa performance. Mais, il doit s’interroger sur son modèle pour changer de palier de croissance. C’est ce à quoi s’attèlera la commission spéciale sur le modèle de développement. Des pistes pour redresser la barre figurent dans les rapports annuels de la Banque centrale. Toutes les contributions seront nécessaires pour construire les bases d’un modèle équilibré et inclusif.

 

D’ores et déjà, et indépendamment des travaux de la commission spéciale sur le développement, le secteur financier va renforcer son action envers les TPE, les porteurs de projets après la sollicitation royale. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib a livré quelques éléments, sans rentrer dans le détail lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion du Conseil. Le dispositif devrait être prêt pour début janvier 2020 et les banques doivent rendre compte périodiquement à Bank Al-Maghrib de leurs actions. Une implication plus forte des banques envers les TPE et les porteurs de projets pourrait dynamiser un peu l’activité économique. Les TPE représentent plus de 85 % des entreprises marocaines. Dans le même temps, il faudra veiller à ce qu’elles soient payées dans les délais. Le financement n’est donc pas le seul levier sur lequel il faut agir, mais il est impératif de repenser toute une chaîne.

La Banque mondiale révise la croissance du Maroc à la hausse

La croissance du PIB du Maroc devrait atteindre 4,6% en 2021, selon les dernières projections de la Banque mondiale. «Au Maroc, la production devrait rebondir à 4,6% en 2021 sous l'effet de plusieu...

Innovation et entrepreneuriat : le CAM et l'UM6P partenaires

Le groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) et l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, mercredi, deux conventions de partenariat pour développer l'innovation et l'entrepreneuriat au Maro...

Antoum : la radio interne de la Société Générale

Société Générale Maroc vient de lancer "Antoum Radio", une radio interne à destination des collaborateurs de la banque. Par ce nouveau canal de communication interne, Société Générale Maroc vise à...

LafargeHolcim : la cimenterie de Settat très performante

LafargeHolcim peut être fière de la performance de ses unités marocaines et surtout de cette de Settat. La cimenterie de la capitale de la Chaouia, dont la capacité annuelle de production est de 1,7 m...

AMMC : un nouveau plan stratégique 2021-2023

La présidente de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a présenté, jeudi à Rabat, le nouveau plan stratégique de l'Autorité couvrant la période 2021-2023. Fruit d'un travail collaborat...

Comment certaines entreprises échappent-elles aux impôts ?

Il existe des sociétés qui ne paient pas d’impôts sur le bénéfice. Les entreprises des GAFA, notamment Apple Facebook, Amazon et Google, échappent également aux taxations dans les pays dans lesquels e...