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Conflit ukraino-russe: les négociations timides de Poutine et Zelenski

Les dirigeants de la Russie et de l’Ukraine se sont rencontrés ce lundi à Paris dans le cadre d’une réunion « au format Normandie ». À l’issue de cette rencontre, supervisée par le président français Emmanuel Macron et la Chancelière allemande Angela Merkel, Poutine et Zelenski ont convenu de procéder à un échange de prisonniers avant la fin de 2019. Ils ont également approuvé le renouvellement d’un accord de cessez-le-feu dans la région conflictuelle de Donbass (dans l’est de l’Ukraine).

Par Nora Jaafar, Publié le 10/12/2019 à 11:59, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Ce lundi 9 décembre, le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelenski se sont entretenus pendant 9 heures à Paris, dans le cadre du sommet « au format Normandie ». Lors de cette réunion, organisée par le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, Poutine et Zelenski qui se rencontrent pour la première fois, ont tenté de résoudre le conflit qui sévit dans l’est de l’Ukraine depuis 2014. Notons que l’Ukraine accuse la Russie de financer les séparatistes qui réclament l’indépendance de cette région et que Moscou, tout en niant cette allégation, a avoué que des volontaires russes soutiennent et aident ces rebelles, rapporte BBC News. Jusqu’à présent, plus de 13 000 personnes ont été tuées et des centaines de milliers d’autres ont été forcées de quitter leur foyer depuis le début de ce conflit. Cette crise a approfondi le fossé entre la Russie et l’Occident, qui existe depuis la guerre froide. Selon Al Jazeera, Zelenski, élu plus tôt cette année, a promis à son peuple de mettre fin à cette guerre.

 

Le quotidien The Moscow Times a indiqué ce mardi 10 décembre qu’à l’issue de la rencontre Poutine-Zelenski, les deux dirigeants ont publié un communiqué commun. Ils ont annoncé que leurs nations vont renouveler leur accord de cessez-le-feu concernant la région de Donbass et qu’ils vont procéder à un échange de prisonniers d’ici la fin de 2019. En outre, la même source a ajouté que les grandes lignes d’un nouvel accord, sur le transit continu du gaz naturel russe à travers l’Ukraine, ont également été abordées lors de ce sommet. « Nous avons accompli des progrès sur le désengagement, l’échange de prisonniers, la clarification du cessez-le-feu et un agenda de confiance sur les évolutions politiques des prochains mois », a déclaré le président français lors d’une conférence de presse commune, durant laquelle la chancelière allemande et lui étaient assis entre Poutine et Zelenski, rapporte le média russe.

 

Cependant, souligne Al Jazeera, il n’y a pas eu d’accord définitif sur les facteurs politiques qui font obstacle au règlement du conflit ukraino-russe, notamment le statut de Donbass en Ukraine, le contrôle de la frontière entre Donbass et la Russie et la manière dont les élections locales devraient être organisées dans cette région. Zelenski a exprimé sa déception face à ces questions restées sans réponses. « De nombreuses questions ont été abordées et mes homologues jugent que c’était un très bon résultat pour une première réunion », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Mais je vais être honnête, c’est très peu, je voulais résoudre un plus grand nombre de problèmes ». Une nouvelle série de pourparlers est prévue dans quatre mois, sous l’égide de la France et de l’Allemagne, dans le cadre du sommet du « Format Normandie ».

 

Pour Reuters, de nombreux Ukrainiens voient en Poutine un agresseur qui cherche à restaurer l’influence du Kremlin sur l’ancienne république soviétique et ruiner les espoirs de leur pays de consolider ses liens avec l’Union Européenne. La même source ajoute que de son côté, Poutine refuse de céder aux pressions extérieures relatives au conflit dans l’est de l’Ukraine et rejette fermement de laisser la population russophone du Donbass à la merci du gouvernement ukrainien.

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