Aller au contenu principal

Le Maroc veut revoir son accord de libre échange avec la Turquie

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, s’est rendu à Istanbul pour rencontrer son homologue turc, Ruhsar Pekcan. Moulay Hafid Elalamy a précisé l’impact de l’accord de libre-échange signé par les deux pays sur les entreprises marocaines, soulignant ainsi la nécessité de revoir cette situation et les termes de cet accord. À l’issue de cette réunion, il a été convenu de créer une équipe technique commune qui examinera les implications de cet engagement.

Par Mohamed L., Publié le 02/12/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

L’heure est grave. Le déficit commercial du Maroc a atteint les 122,8 milliards de dirhams fin juillet 2019 (soit une hausse de 5 milliards de dirhams par rapport à juillet 2018), en raison d’une augmentation deux fois plus importante des importations que celle des exportations. La Turquie est l’un des pays qui ont le plus bénéficié de cet accord qui lie le Maroc avec une cinquantaine de pays. Les exportations turques au Maroc ont été multipliées par 4 pour atteindre les 21 milliards de dirhams en 2018. De l’autre côté, les exportations marocaines vers la Turquie ont baissé de 20 % par rapport à 2017, rapporte les Inspirations éco, ce lundi 2 décembre 2019.

 

Face à cette situation alarmante, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, a jugé bon de réagir. Ainsi, lors de son déplacement à Istanbul, le jeudi 28 novembre, dans le cadre de la 34e session du comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’organisation de la coopération islamique (COMCEC), il a abordé le sujet avec son homologue turc, Ruhsar Pekcan. Elalamy a fait part à ce dernier de ses préoccupations quant à l’impact de cet accord sur les entreprises marocaines.

 

En effet, l’accord signé en 2006 entre les deux pays ne cesse de profiter aux Turcs. Selon les Inspirations éco, la réunion entre les deux responsables a abouti sur la décision de la création d’une équipe technique conjointe chargée d’examiner les implications de cet accord. Cette équipe aura pour objectif d’identifier les secteurs marocains d’exportations susceptibles d’absorber le déficit commercial ainsi que de développer les investissements turcs dans les secteurs industriels au Maroc.

 

De son côté, Al Massae se demande ce lundi 2 décembre, si l’on se dirige vers la fin de l’accord de libre-échange entre le Maroc et la Turquie. Le journal rappelle que l’ex-ministre de l’Économie, Mohamed Boussaid, était le premier à pointer du doigt les dangers des accords signés par le royaume ainsi que plusieurs pays étrangers. Dans une déclaration en marge d’une rencontre commerciale officielle entre le Maroc et les USA, Boussaid a déclaré que le royaume ne bénéficiera pas à court terme des avantages de libre-échange, appelant les entreprises marocaines à s’adapter rapidement aux marchés étrangers et à leurs spécificités. À l’instar de la Turquie, le déficit commercial avec les États-Unis est énorme. Il est passé de 7,3 milliards de dirhams en 2006 à 20 milliards de dirhams en 2017.


  • Partagez

Electroplanet devient une référence en e-commerce

Fort de ses 12 ans d'expériences dans le métier et n’°1 au Maroc en magasin spécialisés en électroménager/TV/HI-FI/Multimédia, Electroplanet a investi le digital avec force et savoir-faire. En 2018, l...

Automobile : Le secteur prend un virage serré

La crise du Covid-19 pourrait durablement fragiliser le secteur automobile qui emploie 250.000 pers...

Le roi Mohammed VI ordonne le soutien de la relance du secteur privé

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a tenu, en présence de Mohamed Benchaâbou...

Bilan agricole, préparatifs pour Aïd Al-Adha : Akhannouch rassure les marocains

Les prévisions pour la campagne agricole en cours n’étaient pas empreintes d’optimisme. La rareté d...

Pourquoi la CGEM veut reporter l’augmentation du SMIG ?

La CGEM a élaboré un ensemble de propositions dans le cadre de son plan de relance de l’économie na...

Relance de l’économie : les priorités du CMC

Le PIB va baisser de 4,3% selon les dernières estimations du Centre marocain de conjoncture (CMC). ...