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Provinces du Sud : Sur les sentiers de la croissance

Une place importante a été réservée aux régions du sud dans le dernier discours royal (6 novembre). Ces régions sont les championnes de la croissance, mais leurs performances s’expliquent par l’effet de rattrapage. Dakhla-Oued ed Dahab, Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Saguia al Hamra cumulent à peine 4 % du PIB global. La dynamique dans ces territoires devrait se renforcer avec les projets d’investissements qui y sont programmés. Sur la période 2016-2021, l’État va y investir 80 milliards de DH.

Par J.R.Y, Publié le 08/11/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Les régions du sud sont les champions de la croissance. Selon les dernières statistiques sur les performances régionales (2017), la croissance du produit intérieur brut était de 10,3 % à Dakhla-Oued ed Dahab, 9,1 % à Guelmim-Oued Noun et 7,4 % à Laâyoune-Saguia al Hamra. Cette année-là, l’économie marocaine avait progressé de 4,2 %. En même temps, ce sont des régions dans lesquelles le chômage est parmi les plus élevés avec une moyenne de 15,5 % à fin septembre contre un taux national de 9,4 %. Les provinces du Sud sont en rattrapage, ce qui explique le rythme de croissance. Le PIB de ces trois régions réunies est inférieur à 50 milliards de DH, à peine 4 % du PIB global.

 

Une stratégie de développement pour rattraper le retard et ancrer une porte vers l’Afrique

La dynamique dans ces territoires va se renforcer avec les projets d’investissements qui y sont programmés. Sur la période 2016-2021, l’État va y investir 80 milliards de DH. La stratégie de développement de ces régions va contribuer à mieux valoriser ces territoires et attirer davantage d’investisseurs. Les entreprises vont y trouver des opportunités pour se développer. De quoi stimuler les créations d’emplois dans la région. Dakhla-Oued ed Dahab, Guelmim-Oued Noun et Laâyoune-Saguia al Hamra verraient aussi leur contribution à la croissance nationale se renforcer. Leurs positions géographiques font d’elles des passerelles naturelles vers l’Afrique subsaharienne à un moment où le Maroc déploie une stratégie ambitieuse sur le continent. 

 

Parmi les projets phares du programme d’investissement, il y a le développement des unités industrielles de Phosboucraâ à Laâyoune pour un coût total de 17 milliards de DH. La construction d’une voie express entre Tiznit et Dakhla et la construction d’un port à Dakhla. Ces projets nécessiteront un investissement de 18,7 milliards de DH. Dans le secteur de la santé, un centre hospitalier et universitaire sera construit à Laâyoune et un hôpital régional à Guelmim pour un montant global de près de 2 milliards de DH. Les constructions du port de Dakhla et du CHU de Laâyoune démarreront en 2020.


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