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Le Maroc, chef de file mondial dans la lutte contre le terrorisme

Le vendredi 1er novembre, le département d’État américain a publié son rapport annuel de 2018 relatif au terrorisme. Le Maroc a ainsi été loué pour son efficacité quant à sa gestion des menaces terroristes et pour la multiplication de ses efforts dans ce sens. L'étude a également salué la coopération internationale du royaume et sa précieuse contribution dans la lutte contre ce fléau qui sévit dans le monde.

Par Nora Jaafar, Publié le 04/11/2019 à 12:05, mis à jour le 06/01/2021 à 10:39          Temps de lecture 3 min.
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Selon le rapport annuel 2018 du Département d’État américain, les efforts déployés par le Maroc pour lutter contre l’extrémisme ont permis de réduire efficacement les risques de terrorisme en 2016, 2017 et 2018. L’étude indique que le royaume continue d’être confronté à des menaces terroristes, provenant principalement de petites cellules extrémistes indépendantes, dont la majorité est affiliée à Daech ou s’en inspire.

 

Le Maroc porté en exemple dans la lutte contre le terrorisme

En décembre 2018, le Maroc a dû faire face à son premier attentat terroriste depuis 2011, quand deux touristes scandinaves ont été assassinés dans les montagnes du Haut Atlas par des fanatiques de l’État Islamique (EI). Le rapport ne commente pas davantage ce drame, mais prône l’engagement du Maroc en faveur des initiatives antiterroristes mondiales. En effet, le royaume contribue activement à la Coalition mondiale pour éliminer la menace de Daech. Il est également membre du Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) et le co-préside actuellement avec les Pays-Bas.

 

Sur le plan régional, le Maroc est membre du Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine et du Partenariat transsaharien contre le terrorisme (TSCTP). En juin 2018, il a organisé la rencontre des directeurs politiques de la Coalition mondiale pour la lutte contre l’EI avec un focus régional sur l’Afrique. Afin de bloquer le financement des organisations terroristes, il s’est engagé auprès du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENAFATF). La Cellule de renseignements financiers du royaume fait également partie du Groupe Egmont, un réseau informel de qui compte 164 unités de renseignements.

 

Réalisations du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme

Au niveau national, le Maroc s’est montré bien équipé pour faire face aux menaces sur le terrain en 2018, souligne le rapport. La priorité des autorités marocaines en cette période était la sécurité des frontières. Le royaume a renforcé son contrôle sur tous les points d’entrée pour détecter et expulser les individus qui tentent de transiter clandestinement et pour arrêter les trafiquants et les passeurs. En janvier 2018, les Forces armées royales ont créé un Comité mixte permanent pour gérer les opérations antiterroristes. En mai de la même année, le roi Mohammed VI a inauguré l’Institut de formation spécialisée pour consolider les efforts du royaume en matière de renseignement et de lutte contre le terrorisme.

 

Par ailleurs, le Rapport sur le terrorisme de 2018 reconnaît les progrès réalisés par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) dans la lutte contre le terrorisme national. Il met la lumière sur le démantèlement de diverses cellules terroristes affiliées à l’EI et qui préparaient des attentats au royaume. L'étude révèle que les forces de l’ordre ont ainsi arrêté 71 personnes et dissout plus de 20 cellules terroristes en 2018. Pour mener avec succès leurs opérations antiterroristes, ils ont eu recours à la collecte de renseignements, aux enquêtes de la police et à la collaboration avec des partenaires internationaux.

 

À titre comparatif, en 2017, les forces de l’ordre marocaines ont arrêté 186 individus et démantelé neuf cellules terroristes. En 2016, 18 cellules terroristes ont été identifiées et 161 extrémistes présumés incarcérés. La baisse des taux d’arrestation en 2018, ajoute le rapport, témoigne de l’investissement du Maroc dans la lutte contre les principales sources du terrorisme dans le pays. Le Département d’État américain considère d’ailleurs le Maroc comme l’un de ses principaux alliés non membres de l’OTAN et salue sa participation aux exercices de formation régionaux multilatéraux. L’étude a également souligné la coopération étroite du Maroc avec ses partenaires européens pour contrecarrer les menaces terroristes potentielles en Europe. Les États-Unis reconnaissent, pour la troisième année consécutive, que le royaume est un leader mondial de la lutte contre le terrorisme.

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