Aller au contenu principal

Contrat programme avec le gouvernement : la RAM s’impatiente

Face à une rude concurrence et un prix de carburant de plus en plus élevé, la Royal Air Maroc risque de clôturer l’année 2019 avec un chiffre d’affaires de 16,29 milliards de dirhams, soit une baisse de 2,9 % par rapport à 2018. La RAM attend depuis 2016, la signature d’un deuxième contrat programme avec le gouvernement, qui représenterait une bouée de sauvetage pour la compagnie aérienne marocaine. Selon plusieurs sources, le dossier de la RAM figure parmi les priorités de la nouvelle ministre du Tourisme, Nadia Fettah Alaoui.

Par Mohamed L., Publié le 28/10/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

La Royal Air Maroc risque de finir l’année 2019 avec une forte dégradation de tous ses indicateurs, rapporte Medias24 ce lundi 28 octobre. Le média qui cite un rapport sur les entreprises et établissements publics du projet de la loi de finances 2020, annonce que le chiffre d’affaires de la compagnie nationale devrait connaître une baisse par rapport à l’exercice précédent. Son résultat net sera déficitaire de 102 millions de dirhams. Le rapport indique que la compagnie consacrera 10 milliards de dirhams aux investissements sur les trois prochaines années (3,07 milliards de dirhams en 2020, 3 693 milliards de dirhams en 2021 et enfin 3,3 milliards de dirhams en 2022).

 

Pour sa part, le quotidien arabophone Al Massae affirme dans son édition du lundi 28 octobre 2019, que la RAM devrait clôturer son année fiscale avec un chiffre d’affaires de 16,29 milliards de DH, en baisse de 2,9 % par rapport à l’exercice précédent (16 775 milliards de dirhams). La même source ajoute que la RAM souffre d’une forte concurrence notamment sur certaines lignes aériennes, dont la compagnie marocaine détenait l’exclusivité.

 

L’immobilisation des 4 Boeing 737 max serait également une des raisons de ce résultat déficitaire. « Nous avons eu un important manque à gagner en termes de chiffre d’affaires sans parler des coûts supplémentaires sachant qu’il a fallu louer des avions, au prix fort, pour assurer les vols programmés et payer le parking et l’entretien des 2 max déjà réceptionnés et immobilisés au sol », déclare une source autorisée à Medias24.

 

Le contrat-programme plus attendu que jamais

« La finalisation est en cours, du côté du ministère et de la compagnie, en principe, nous sommes dans la dernière ligne droite », avait annoncé Abdelhamid Addou, PDG de la RAM en mai dernier. Six mois plus tard, toujours rien à signaler. La RAM espère signer ce nouveau contrat-programme le plus vite possible avec l’État, mais se confronte à certains blocages. Des sources médiatiques affirment que le récent remaniement gouvernemental aurait retardé la signature de ce contrat, puisque la nouvelle ministre de tourisme, Nadia Fettah Alaoui, vient d’entamer ses fonctions gouvernementales et qu’elle est toujours à l’étape de la prise de contact avec les professionnels du secteur.

 

Pour rappel, le premier contrat programme entre la RAM et le gouvernement portait sur un programme d’investissement de 9,3 milliards de dirhams, au titre de la période 2011/2016. Il avait été signé par les (ex) chefs du gouvernement, Abbas El Fassi, et président de la RAM, Driss Benhima.


  • Partagez

L’industrie tourne à 56% de ses capacités

L’activité se redresse dans les usines avec la réouverture progressive de l’économie. Cependant, el...

Tourisme : grand engouement pour les villes de Dakhla et Agadir

Alors que la compagnie aérienne Royal Air Maroc vit une crise étouffante, la demande touristique su...

L’AMIC nomme son nouveau Conseil d’administration

À l’issue de son Assemblée générale qui s’est tenue ce mardi 30 juin 2020, l’Association marocaine ...

Dépenses publiques : El Otmani serre la vis

Le Chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, a envoyé une circulaire aux ministres, aux ministres ...

Le CMC fait le point sur la crise et l’après-covid

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de publier son 51e rapport annuel. Intitulé "2020 – 2...

Le crédit bancaire dopé par les demandes d’aides

Les statistiques monétaires à fin mai révèlent une hausse de 6,5% du crédit bancaire à 926 milliard...