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Accord pour la construction d’une raffinerie à Nador

La société marocaine MYA Energy, la Banque russe de développement et le centre d’exportation russe ont signé mercredi 23 octobre à Sotchi, en marge du Sommet économique Russie-Afrique, un accord pour la construction d’une raffinerie d’une capacité initiale de 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique sera érigé dans le nord du Maroc et nécessitera un investissement de 2 milliards d’euros, soit plus de 20 milliards de DH. Qu’en est-il alors de la raffinerie la Samir et de ses employés ?

Par Nora Jaafar, Publié le 24/10/2019 à 11:49, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Par le biais d’un communiqué de presse, relayé par la Map, la compagnie MYA Energy a annoncé qu’un accord, paraphé par son directeur général Youssef El Alaoui, le président de la banque de développement de la Fédération de Russie (VEB), Daniil Algulyan, et le vice-président du Centre russe pour l’exportation, Nikita Gusakov, portant sur la construction d’une raffinerie à Nador, a été en effet signé ce mercredi à Sotchi, en marge du Forum économique Russie-Afrique.

 

La MAP rapporte que le projet permettra au royaume de respecter la réglementation « IMO 2020 » qui implique la réduction des émissions de soufre, que le Maroc a signé dans le cadre des engagements de la COP 22.

 

Les partenaires russes s’engagent à partager leur expertise, leurs dernières technologies de raffinage et de stockage de produits pétroliers, souligne le quotidien l’Économiste, ajoutant que le projet favorisera le leadership énergétique du Maroc sur le continent. L’usine sera également une aubaine pour le port de Nador, à l’ouest de la Méditerranée, rapporte le journal.

 

« MYA Energy » affirme dans son communiqué que « la raffinerie qui sera construite dans le cadre de ce projet sera dotée dans un premier temps d’une capacité de raffinage de 100 mille barils par jour, et pourra dans un deuxième temps atteindre la capacité de 200 mille barils par jour ». Elle offrirait en outre, ajoute la société, « plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, notamment dans la région du nord du Royaume ».

 

Serait-ce la fin de la raffinerie la Samir ?

La seule raffinerie marocaine, Samir, est fermée depuis 2015 en raison de taxes impayées et d’une lourde dette, laissant le pays dépendant des produits raffinés importés. Contrairement à ses voisins nord-africains, le Maroc importe la majeure partie de ses besoins énergétiques. La facture des importations d’énergie a bondi à 82,3 milliards de dirhams (8,6 milliards de dollars) en 2018, en hausse de 18 % par rapport à l’année précédente, explique l'agence de presse Reuters.

 

Par ailleurs, la question de la survie de la Samir est la première chose qui vient à l’esprit, déplore Médias24. Et d’ajouter : “ Le personnel (des milliers d’emplois) de la raffinerie ne désespère pas d’un rachat qui permettrait de relancer le raffinage et de sauver la situation et les emplois.” Les milliers d’emplois évoqués pour le nouveau projet existent donc déjà, indique le site.

 

Un nouveau complexe pétrochimique à Nador pourrait condamner à jamais La Samir et ses employés. Sauf si cette nouvelle raffinerie sera destinée à l’export comme le laisse penser le choix de l’implantation (Nador), loin des grands centres de consommation d’hydrocarbures au Maroc, poursuit la même source.

 

Affaire à suivre...

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