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20 ans de prison requis par le procureur du roi contre Bouachrine

Reporters sans frontières (RSF) a exprimé son indignation après que le procureur a demandé à la cour d'appel de porter de 12 à 20 ans la peine d'emprisonnement du journaliste Taoufik Bouachrine, accusé d'agression sexuelle. Bouachrine est victime de persécutions judiciaires, a déclaré RSF, demandant sa libération immédiate.

Par H.L.B, Publié le 10/10/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Le tribunal de Casablanca, qui examine la demande d'appel depuis le mois d'avril, a reçu hier soir la demande du procureur de prolonger la peine de prison de Bouachrine. Ce dernier, propriétaire d'un journal et éditorialiste, affirme être victime d'un "procès politique" et a contesté les accusations de traite d'êtres humains, abus de pouvoir à des fins sexuelles, viol et tentative de viol pour lesquelles il a été condamné en novembre dernier.

 

"La condamnation de Taoufik Bouachrine est tout à fait disproportionnée et constitue une persécution judiciaire ", a déclaré Souhaieb Khayati, chef du bureau d'Afrique du Nord de RSF. "Nous appelons les autorités à libérer immédiatement ce journaliste et à abandonner toute procédure judiciaire contre lui". En janvier 2019, un groupe d'experts du Conseil des droits de l'homme de l'ONU a qualifié la détention de Bouachrine d'"arbitraire" et a déclaré qu'il est victime de "harcèlement judiciaire".

 

Par ailleurs, il y a une dizaine de jours, la cour d'appel a décidé de poursuivre le procès en l'absence de Bouachrine, après que ce dernier a refusé de se présenter au tribunal, a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Me Abdelmoula Marouri. L'équipe de défense n'a pas encore décidé si les avocats répondraient au réquisitoire ou s'abstiendraient de plaider, rapportent nos confrères de H24.

 

Le verdict sera annoncé dans les jours qui viennent, après les plaidoiries des avocats de la partie civile. "Il a choisi de fuir au lieu de répondre aux questions du tribunal et faire face aux preuves de sa condamnation", a estimé l'avocat de la partie civile Mohamed Kerrout.

 

De son côté, la défense a renouvelé sa requête de remise en liberté du journaliste. Toutefois, elle a été rejeté par les juges, en phase avec les autorités marocaines pour lesquelles le procès est en tout point conforme au normes internationales, souligne LeFigaro.


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