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600 000 Rohingyas au Myanmar sont exposés à un « risque de génocide »

Par Nora Jaafar, Publié le 17/09/2019 à 12:07, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Les Rohingyas qui se trouvent toujours dans l’État de Rakhine, au Myanmar, font face à un « sérieux risque de génocide », ont déclaré les enquêteurs de l’ONU, avertissant que le rapatriement d’un million de personnes déjà déplacées par l’armée reste « impossible ».

 

Dans un rapport accablant publié lundi 16 septembre, une mission de renseignements des Nations Unies a demandé que les principaux généraux du Myanmar, notamment le chef de l’armée Min Aung Hlaing, soient jugés pour les meurtres, viols collectifs et incendies criminels commis pendant la répression du Rohingya.

 

Cette mission, lancée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en mars 2017, a multiplié par deux ses conclusions publiées l’année dernière, dans lesquelles elle avait qualifié la répression de 2017 de « génocide ». En effet le rapport indique que 600 000 Rohingyas vivent dans des conditions « déplorables » dans l’État de Rakhine, soumis à des restrictions de circulation qui affectent presque tous les aspects de leur vie.

 

Les facteurs qui « ont contribué aux meurtres, viols et viols collectifs, tortures, déplacements forcés et autres violations graves des droits de l’homme » perpétrés par l’armée et d’autres autorités gouvernementales du Myanmar subsistent encore. « Le Myanmar continue de nourrir des projets génocidaires et les Rohingyas courent toujours un risque sérieux de génocide », ont déclaré les auteurs du rapport, qui doit être présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève le mardi prochain (24 septembre).

 

Le Myanmar a démenti à plusieurs reprises les conclusions des enquêteurs de l’ONU en 2018 et n’a pas encore réagi au dernier rapport.

 

Environ 740,00 Rohingya ont fui Rakhine vers le Bangladesh suite à une répression des forces gouvernementales qui a commencé en août 2017. Ceux qui sont en fuite, qui auraient été violés, assassinés et torturés, se sont joints aux quelque 300 000 autres qui vivaient au sud du Bangladesh, où se trouve maintenant le plus grand camp de réfugiés au monde.

 

Alors que les Rohingyas à prédominance musulmane vivent au Myanmar depuis des décennies, le gouvernement les considère comme des « immigrants clandestins ». Une loi promulguée en 1982 leur a refusé la citoyenneté, les rendant ainsi apatrides.

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