Croissance : Ce que conseille le FMI
Siège du FMI © DR
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Dans l’opinion publique, les rapports entre des institutions comme le FMI ou la Banque mondiale avec les Etats en développement sont parfois mal interprétés, beaucoup estimant que les gouvernements sont sous leur domination. A chaque rapport sur un pays, ce dernier éprouve quelque part la nécessité de prouver son indépendance. Ce que disent les experts du FMI ou de la Banque mondiale ne sont pas des paroles saintes. Il leur est arrivé de se tromper sur certaines réformes prescrites au Maroc, notamment le programme de départ volontaire à la retraite en 2004. En revanche, sur d’autres sujets, l’on aurait tort d’ignorer leurs recommandations.
Une croissance trop faible, un chômage trop fort
Le Maroc arrive difficilement à réaliser 3% de croissance par an. Surtout, le contenu en emplois de la croissance est très faible. C’est un paradoxe pour un pays qui investit massivement. Les pays qui ont enregistré le même taux d’investissement que le Maroc sur une longue période ont vu leur économie progresser deux fois plus vite. Aujourd’hui, près de 10% de la population active est au chômage. Par catégorie, il atteint des niveaux alarmants chez les jeunes et les diplômés. Ces niveaux élevés exposent à tout moment à une montée des tensions sociales. Pour le FMI, le renforcement de la croissance, seul, ne suffira pas à résorber le chômage.
Un marché du travail plus flexible
Il faudra revoir complètement le fonctionnement du marché du travail. Depuis plusieurs années, le FMI met la réforme du marché du travail parmi les priorités. L’idée est ente autres de mettre en place des règles qui facilitent l’embauche, mais qui donnent aussi la possibilité aux entreprises de licencier rapidement si besoin est. Par ailleurs, il y a un travail à effectuer en amont en améliorant la qualité du système éducatif et en facilitant le passage entre la formation et le marché du travail.
En outre, des économies comme le Maroc doivent poursuivre leurs efforts pour réduire les inégalités. La mauvaise répartition des richesses et l’absence d’une classe moyenne forte pénalisent la croissance. Les performances sur ces sujets sont essentielles pour le maintien de la stabilité. Tous les efforts menés pour préserver les équilibres macroéconomiques seront vains s’il n’y a pas un renforcement du pilier social.
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