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Le réchauffement climatique pourrait affecter le marché de l’emploi

Un nouveau rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT) révèle que le réchauffement climatique devrait se traduire par une augmentation du stress thermique au travail. Cela nuira à la productivité et causera des pertes économiques importantes. Le rapport dévoile également que les pays les plus affectés sont les plus pauvres.

Par Khansaa Bahra, Publié le 04/07/2019 à 14:38, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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D’ici 2030, l’augmentation du stress thermique lié au réchauffement climatique devrait causer des pertes de productivité équivalant à 80 millions d’emplois au niveau mondial.

 

Le stress thermique s’introduit quand la chaleur dépasse ce que le corps peut tolérer sans subir de dommage physiologique. Il intervient généralement quand les températures dépassent les 35 °C, avec un fort taux d’humidité.

 

Selon un rapport de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à cause des températures élevées, 2,2 % du total des heures travaillées dans le monde seraient perdus, une perte équivalente à 2 400 milliards de dollars.

 

Il s’agit d’une estimation prudente parce qu’elle suppose que la hausse de la température moyenne mondiale ne dépasse pas 1,5 °C.

 

Le rapport, intitulé « Working on a warmer planet: The impact of heat stress on labor productivity and decent work » (Travailler dans une planète plus chaude : L’impacte du stress thermique sur les conditions de travail et la productivité professionnelle), qui s’appuie sur des données climatiques et physiologiques, part de l’hypothèse que le travail dans l’agriculture et la construction, deux des secteurs les plus affectés par le stress thermique, devra se faire à l’ombre.

 

Bien que l’impact du stress thermique soit relativement faible dans la plupart des pays d’Afrique du Nord, il devrait augmenter dans cette sous-région d’ici 2030. Le Soudan semble être le pays le plus touché, avec 5,9 % de pertes prévues en 2030.

 

Le Maroc, pour sa part, enregistre les pertes les plus faibles de la zone africaine, malgré leur augmentation entre 1995 et 2030. En effet, selon les estimations, 19 000 personnes ont perdu leur emploi, soit une perte de 0,16 % contre 0,07 % en 1995.

 

stress thermique afrique du nord

 

L’OIT appelle à « redoubler les efforts pour élaborer, financer et mettre en œuvre des politiques nationales pour combattre les risques de stress thermique et protéger les employés ».

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