Commission des investissements : une cadence soutenue

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La Commission des investissements a tenu ce mardi à Rabat une nouvelle réunion pour l’étude des projets d’investissements dans le Royaume. C’est la troisième réunion en l’espace de trois semaines pour cette Commission, qui avait l’habitude de se réunir au mieux une fois tous les six mois sous l’ère des précédents gouvernements. Retour sur les principaux projets validés lors de ces dernières semaines.

La Commission des investissements est passée à la vitesse supérieure. Présidée par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, cette dernière a tenu ce mardi 7 décembre sa troisième réunion en l’espace de trois semaines. Du jamais vu, puisque lors des mandats des précédents gouvernements, cette Commission ne se réunissait que très rarement. Le gouvernement Akhannouch semble donc adopter une nouvelle approche basée sur le travail et la quête dela réalisation des objectifs.

«La promotion des investissements est parmi les fondements principaux du programme gouvernemental actuel. Elle constitue le noyau dur de ce programme. De ce fait, la fréquence élevée de ces réunions est plutôt normale. Les Marocains sont désormais avertis et attendent de voir le résultat des promesses du gouvernement actuel», souligne Hicham Berjaoui, professeur de droit public à l’Universite Cadi Ayyad de Marrakech.

Lire aussi :Gouvernement vs entreprises : le maintien des emplois contre les subventions

Notre intervenant note que la méthode préconisée par le gouvernement pour lutter contre le chômage passe essentiellement par l’encouragement des investissements dans le secteur privé. «Le gouvernement affirme être porteur d’un projet réaliste et réalisable, pour cela il faut que tout le dispositif juridique, institutionnel et logistique soit mobilisé pour faciliter la conduite des investissements. La fréquence de ces réunions est un signe considérable et important, mais il est obligatoire d’attendre les résultats avant de pouvoir avancer des jugements», explique professeur Berjaoui.

Une vingtaine de projets d’investissements approuvés au total

Ce mardi, la Commission des investissements a approuvé trois projets de conventions pour un montant global de 2,07 milliards de DH(MMDH). Les projets d’investissements examinés lors de cette Commission sont dominés par le secteur des infrastructures avec 1,8 MMDH et le secteur de l’Industrie qui totalise près de 270 millions de DH (MDH). Ces projets devraient permettre la création de 1.110 emplois directs et indirects.

Avant cela, la Commission a approuvé le 30 novembre dernier cinq conventions et avenants de projets d’investissements pour un montant global de 3,96 MMDH. Ces derniers permettront de créer environ 1.500 emplois directs et indirects dans les énergies renouvelables et le transport, avait indiqué Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques.

Lire aussi :Sumitomo et Yazaki : quatre nouvelles usines au Maroc pour créer plus de 8.000 emplois

Enfin, la Commission a approuvé le 23 novembre dernier un total de 13 projets d’investissements pour un montant global de plus de 2MMDH. Un milliard sera consacré aux investissements locaux et un autre sera dédié aux investissements étrangers dans des secteurs stratégiques, notamment les puces électroniques pour les véhicules ou encore la pharmaceutique.

Rappelons que le gouvernement précédent présidé par Saad Dine El Otmaniavait approuvé un total de114 conventions d’investissement durant la période 2015- 2019. Ces conventions d’une valeur globale de près de 334 MMDH ont permisla création de 39.305 postes d’emplois directs dans divers secteurs stratégiquestels quel’industrie,l’énergie,l’industrie alimentaire et le tourisme.

La réunion du 7décembre courant ne sera probablement pas la dernière.Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch avait déclaré que descommissions régulières auront lieutoutes les semaines«jusqu’à épurement des différents projets d’ici à la fin de l’année».

Le gouvernement souhaite dynamiser les investissements à travers l’instauration de plusieurs programmes dontle programme Forsa qui sera lancé en 2022 et la poursuite du programme Intelaka. Le gouvernement Akhannouch ambitionne de créer un million d’emplois d’ici 2026 etrelancer ainsi la machine de l’emploi après une année 2020 catastrophique oùprès d’un demi-million d’emplois ont été perdus.

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