Échanges extérieurs : des chiffres rassurants

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Les indicateurs économiques sont au vert à fin octobre 2021 par rapport à la même période de l’année 2020. C’est ce que l’on peut tirer du récent bulletin publié par l’Office des Changes sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Les exportations se situent à 260,15 milliardsde DH (MMDH) en hausse de 20,7% par rapport à fin octobre 2020. Au même titre, les importations augmentent de 22,9% par rapport à fin octobre 2020, et de 3,3% par rapport à fin octobre 2019. Ainsi, le déficit commercial s’établit à 164,17 MMDH soit +26,6% par rapport à fin octobre 2020. Le taux de couverture, quant à lui, se situe à 61,3%.
Contacté par LeBrief, Ahmed Azirar, analyste économique et professeur en commerce international, indique que les exportations continuent leur progression et dépassent même les chiffres de 2019, ce qui est une excellente nouvelle. «Cela prouve que la diversification de l’économie marocaine est une bonne chose, ceci étant nous restons en difficulté par rapport à plusieurs points notamment sur le plan de la dépendance à l’importationde l’énergie», note Ahmed Azirar.
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En effet, la facture énergétique a augmenté de 43,1%. Cette évolution est due à la hausse des approvisionnements en gasoilet fuel(+9,2 MMDH) tributaires de l’accroissement des prix de 34% (5.101 DH/tonne à fin octobre 2021 contre 3.807 DH/tonne un an auparavant), et l’élévation des quantités importées de 10,7% : 5.540 millions de tonnes à fin octobre 2021 contre 5.004 millions de tonnes à fin octobre 2020.
L’OC note toutefois que les importations de ce produit à fin octobre 2021 demeurent inférieures à celles affichées durant la même période en 2018 et en 2019.
L’importation des marchandises en hausse
Concernant les importations de marchandises, elles ontconnu une hausse de 22,9%faisant suite à la hausse des achats de la totalité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+24,43 MMDH), des produits énergétiques (+17,74 MMDH) et des demi-produits (+17,46 MMDH).
La hausse des achats des produits finis de consommation (+32,1%) résulte essentiellement de l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+5,062 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+4,682 MMDH) et des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+3,165 MMDH).
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«Ce sont des choses sur lesquels nous devons travailler pour que nous puissions améliorer nos secteurs de souveraineté. L’objectif est aujourd’hui de réduire la dépendance que la pandémie nous a infligée», précise Ahmed Azirar. Côté services, notre intervenant souligne que les ouvertures des lignes aériennes ont permis une reprise des voyages. «Malheureusement, tout est bloqué de nouveau aujourd’hui. Nous espérons qu’Omicron ne sera qu’un feu de paille pour que l’on puisse revenir très rapidement à une situation normale», dit Ahmed Azirar, appelant l’État à réagir vite pour prévenir le secteur d’une faillite.
Hausse des transferts MRE
Les envois de fonds réalisés par les MREse situent à 79,65 MMDH à fin octobre 2021 contre 55,58 MMDH à fin octobre 2020 soit un accroissement de 43,3%. «Cela prouve bien que le Maroc reste très lié à sa diaspora qui continue d’irriguer le pays en devises», note Ahmed Azirar.
Globalement, notre intervenant souligne que les chiffres sont rassurants et logiques, mais que sur le plan international, la situation est obscure. «L’OMC est bloquée et n’a pas pu tenir sa réunion cette semaine. De l’autre côté, les USA semblent se détourner des affaires de l’OMC». Pour Azirar, la seule bonne nouvelle est l’annonce de l’Union européenne qui va lancer un grand projet de partenariat d’investissement avec l’Afrique. «L’UE veut rentrer dans la mêlée et faire face à la Chine, ce qui est une bonne chose pour le Maroc étant donné sa position, son histoire et son expérience sud-sud».
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Rédaction LeBrief - 13 mars 2026