Les Atlantic Dialogues débattent des défis du multilatéralisme à l’ère du Covid-19

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Lancée au début de ce mois par le Policy Center for the New South (PCNS), la 10? édition de la conférence internationale de haut niveau « Atlantic Dialogues » a déjà organisé deux webinaires. Le premier a été consacré aux « défis de la gouvernance par temps de pandémie » et le deuxièmeau « multilatéralisme dans la construction d’un nouvel ordre mondial ».
Lors de la première session, les intervenants ont évoqué deux grandes questions sur les réponses des gouvernements et le rôle de la gouvernance pour surmonter la pandémie. Pour Obiageli Ezekwesili, ancienne ministre de l’Éducation du Nigeria et conseillère économique senior de l’Africa Economic Development Policy Initiative (AEDPI), «la Covid-19 est un problème mondial et la solidarité internationale n’a pas été effective». Ana Palacio, ancienne ministre des Affaires étrangères de l’Espagne, a, de son côté, avancé que la pandémie actuelle ne représente «qu’une seule crise, et il y en aura d’autres». Elle a expliqué que cette pandémie a révélé le populisme de certains pays, «avec des leaders comme Donald Trump et Jair Bolsonaro qui ont fait preuve d’arrogance et même d’insuffisance. Une situation dévastatrice s’est déclarée en Amérique latine. Nous avons constaté l’infiltration de la Chine dans le système multilatéral, et l’incompétence de l’Union européenne, où s’est manifesté un égoïsme intraeuropéen».
Pour sa part, Paolo Portas, ex-chef de la diplomatie portugaise, estime que «très peu de gouvernements ont bien géré la pandémie, comme la Corée du Sud, Taïwan et Singapour, des pays qui avaient déjà affronté le SARS. Alors que l’Europe, société vieillissante, a beaucoup souffert, l’Afrique est jeune et a montré une plus grande mémoire pandémique».
Par ailleurs, s’agissant de la deuxième session de cette édition, elle a été modérée par Andres Schipani, correspondant du Financial Times à Nairobi. Lors de ce webinaire, Paolo Magri, directeur du think tank italien ISPI, et Youness Abouyoub (Maroc), responsable de la « construction de l’État » dans la région Afrique du nord, Moyen-Orient (MENA) pour les Nations Unies, ont livré leurs avis sur l’état du multilatéralisme. Selon Magri, l’approche «Mon pays d’abord» a été la plus observée et adoptée dans le monde au cours de la pandémie de la Covid-19. Et de noter : «cette crise globale est survenue en pleine transformation du monde dominé par l’Occident tel que nous l’avons connu. La Chine et la Russie se rejoignent, ce qui était impensable il y a 20 ans. Aujourd’hui, pour plusieurs raisons, nous poussons la Russie dans les bras de la Chine, et d’autres pays pourraient la rejoindre».
Youness Abouyoub a, quant à lui, indiqué que cette transformation mondialene présentepas de réelle alternative. Ilsouligne :«nous n’avons plus deux façons de voir le monde comme durant la guerre froide, mais nous devons désormais faire faceà une compétition entre deux types de nationalismes». «Aller d’une domination à l’autre n’est pas une solution. L’économie n’est pas vue comme étant au service du développement, et le monde n’est pas considéré comme un bien commun», ajoute-t-il.
Enfin,il faut rappeler que les 20 sessions de cette édition sont déclinées sous forme de webinaires, qui sont disponibles en ligne sur les pages Facebook, YouTube et Atlantic Dialogues du Policy Center. Aussi, les 18 autres sessions des Dialogues atlantiques, programmées en novembre et décembre, seront consacréesà la géopolitique età l’économie, mais aussiau changement climatique et à lasanté publique.
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