« Le Sahara marocain n’est pas à négocier »

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C’est un discours clair, direct et sans ambages que le roi Mohammed VI a adressé à la Nationsamedi dernier à l’occasion du 46eanniversaire de la Marche Verte. Le Souverain a rappelé que le Sahara marocain n’est pas un dossier à négocier et ne sera jamais à l’ordre du jour d’une quelconque tractation.
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«La marocanité du Sahara est une vérité pérenne et immuable qui ne peut être contestée, d’abord parce que la légitimité de notre cause est validée par l’histoire, ensuite parce que c’est le souhait profond de la population sahraouie, et enfin parce qu’elle a été entérinée par une reconnaissance internationale majeure», souligne le Roi dans son discours.
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Le Monarque a également précisédans son discours que le Maroc n’engagera aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait son Sahara. «Nous tenons à exprimer notre considération aux pays et aux groupements qui sont liés au Maroc par des conventions et des partenariats et pour qui nos provinces du Sud constituent une partie intégrante du territoire national. En revanche, à ceux qui affichent des positions floues ou ambivalentes, nous déclarons que le Maroc n’engagera avec eux aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain», notele Souverain.
«Le Sahara n’est pas négociable»
Contacté par nos soins, Abdelhamid Benkhattab, politologue et professeur à l’Université Mohammed V de Rabat, souligne que le Maroc peut négocier beaucoup de choses, mais pas sa souveraineté sur le Sahara. «Le Maroc peut négocier plusieurs questions liées à ce conflit, mais pas la souveraineté du Royaume sur son Sahara, le Roi a une nouvelle fois été clair là-dessus», précise-t-il.
Notre intervenant souligne également que le Royaume est conscient que l’Algérie et le Polisario cherchent à attiser les tensions au Sahara pour inciter les organisations internationales à s’immiscer dans cette question. «Le Maroc sait qu’il a intérêt à maintenir ce conflit dans une posture de conflit à basse attitude. Plus ce conflit à une intensité basse, plus il est maîtrisable par le pays. C’est pour cela que le Roi n’a pas cité l’Algérie et ses agitations, et ne fait aucune allusion aux accusations algériennes dans ce discours», note Abdelhamid Benkhattab.
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Pour ce dernier, le Maroc disposed’objectifs bien clairs qu’il cherche à atteindre: faire du Sahara un relais pour son développement et sa politique africaine. «Le Royaume reste concentré sur ses objectifs tracés auparavant. Nous avons un nouveau modèle de développement et des défis à relever et nous n’avons pas le temps de prendre en considération les agitations faites par nos voisins», souligne notre expert en politique.
Rappelons que l’Algérie accuse le Maroc d’être responsable du décès, le 1er novembre dernier, de trois Algériens dans un bombardement ayant pris pour cible des camions faisant la liaison entre la Mauritanie et l’Algérie. La Minurso qui a enquêté sur cet incident a indiqué que les camions se trouvaient près de Bir Lahlou, une zone proche de la ligne de défense marocaine et qui est interdite de circulation.
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La mission onusienne s’interroge toujours sur les raisons qui ont poussé les chauffeurs de ces deux camions à prendre cette route au lieu d’emprunter le poste frontalier entre la Mauritanie et l’Algérie. Une question qui restera pour l’heure sans réponse au moins jusqu’à la publication du rapport définitif de la Minurso à ce sujet. Affaire à suivre.
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