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Justice : pourquoi Maati Monjib n’est-il pas autorisé à quitter le Maroc ?

Par Nora Jaafar, Publié le 14/10/2021 à 15:50, mis à jour le 14/10/2021 à 16:00
         Temps de lecture 2 min.
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Justice : pourquoi Maati Monjib n’est-il pas autorisé à quitter le Maro ?

Le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat a rejeté les allégations d’interdiction de voyage «arbitraire» de l’activiste marocain Maati Monjib, affirmant que ce dernier n’est pas autorisé à quitter le territoire marocain, car il fait l’objet d’une enquête en cours sur le blanchiment d’argent. «Après sa détention, dans le cadre de cette affaire, le juge d’instruction lui a accordé une liberté provisoire en échange de la soumission à deux mesures de contrôle judiciaire, à savoir la fermeture des frontières à son encontre et le retrait de son passeport», a expliqué le procureur dans un communiqué. 

Monjib a quitté le centre de détention en mars dernier après avoir passé quatre mois en prison pour blanchiment d’argent. En janvier, il a été condamné à un an de prison pour «fraude, blanchiment d’argent et atteinte à l’intégrité de l’État». Le militant a observé une grève de la faim pour protester contre son emprisonnement, niant toutes les accusations portées contre lui. Sa santé s’étant fortement détériorée, le juge a décidé de le libérer sous caution tout en lui retirant son passeport pour l’empêcher de voyager à l’étranger.

Selon la même source, la défense de Monjib a demandé au tribunal de lever toutes les restrictions sur le compte bancaire et les autres biens de leur client le 7 octobre. Les avocats ont également demandé la libération du passeport de l’activiste afin qu’il puisse voyager. Les deux requêtes ont toutefois été rejetées par le juge le 13 octobre. «Maati Monjib s’est rendu à l’aéroport de Rabat-Salé afin de quitter le territoire national, bien que la décision de l’empêcher de voyager soit toujours en vigueur, tant que le juge d’instruction n’a pas accédé à sa demande», a déclaré le procureur. 

De plus, il a soutenu que les allégations de Monjib concernant une interdiction abusive de voyager sont inexactes, soulignant que ses biens ont été soumis à des restrictions dans le cadre de l’enquête en cours. «Sur la base de ces faits, l’allégation de M. Maati Monjib concernant une interdiction de voyage arbitraire est contraire à la réalité et à la vérité, puisque l’interdiction est fondée sur l’ordonnance du juge d’instruction, dont l’effet est toujours valable», a noté le procureur.

En réponse, Monjib a pris la parole sur les réseaux sociaux pour protester contre l’interdiction de voyager. Évoquant sa santé déclinante, il s’est engagé à entamer une grève de la faim et a lancé que l’interdiction l’empêchait de se rendre en France pour y être hospitalisé.
 

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