ASMEX : la décision de la France sur les visas menace les exportations marocaines

A
A
A
A
L’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) a averti que la décision de la France de réduire de 50% le nombre de visas délivrés aux Marocains pourrait affecter de manière significative les exportations étrangères du Royaume. Dans un communiqué de presse, l’ASMEX a appelé à une intervention urgente des autorités pour évaluer et répondre de manière pertinente à la crise provoquée par la démarche de l’Hexagone.
Soulignant que la décision française «durcit les procédures d’obtention de visas pour les conducteurs marocains de camions TIR qui assurent le transport vers l’Europe», l’ASMEX a mis en garde contre la détérioration des exportations TIR et a souligné que la situation est préoccupante en raison du «début imminent de la saison d’exportation des agrumes et des fruits précoces». Notons queTIR fait référence à la Convention douanière relative au transport international de marchandises sous le couvert de carnets TIR (Convention TIR). Cette convention est un traité multilatéral adopté en 1975 pour simplifier et harmoniser les formalités administratives du transport routier international.
Lire aussi :Réduction des visas : l’annonce passe mal auprès des ressortissants franco-algériens
Par ailleurs, l’ASMEX a souligné que le durcissement des procédures d’obtention de visas pour les conducteurs de camions TIR impactera les exportations de «denrées périssables». Abdelaziz Matrach, vice-président de l’ASMEX et président de la Commission logistique du groupe, a souligné que le Maroc «doit agir rapidement et efficacement» pour limiter les dégâts potentiels de la décision du gouvernement français. «Toutes les autorités concernées doivent intervenir d’urgence pour débloquer la situation. Nous souffrons déjà du problème de la rareté des bateaux et de la disponibilité des conteneurs», a-t-il précisé.
Lire aussi :Chantage aux visas : l’opinion publique scandalisée
La direction de l’ASMEX a souligné que si les chauffeurs TIR sont privés des visas nécessaires pour la livraison des produits en Europe, la situation sera dévastatrice pour les exportations marocaines. «C’est tout le commerce extérieur marocain qui est menacé aujourd’hui !», avertit Matrach. Selon, l’association, les camionneurs européens bénéficient d’une «grande fluidité aux frontières marocaines sans obligation de visa alors que les chauffeurs marocains sont bloqués, ce qui entraîne de lourdes pertes d’immobilisation de leurs camions».
Lire aussi :La France octroie moins de visas pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie… voici la raison !
Pour rappel, Rabat a répondu à la décision de Paris de réduire de 50% le nombre de visas délivrés aux Marocains en la qualifiant d’«injustifiée». La France a invoqué le refus présumé du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie de rapatrier un certain nombre de leurs ressortissants vivant dans l’Hexagone sans statut légal pour justifier sa décision de revoir sa politique de visas à l’égard de ces trois pays. Cependant,le ministre sortant des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a rejeté les arguments de la France, suggérant qu’il s’agit seulement d’un prétexte. «Le Maroc est strict en ce qui concerne la migration irrégulière et les migrants sans statut légal», a-t-il déclaré, notant que «les services consulaires marocains en France ont fourni plus de 400 cartes de transit à des individus [marocains] sans statut légal, afin de faciliter leur retour» au Maroc.
Consommation-L’oignon ne fait plus seulement pleurer en cuisine, c’est le passage en caisse qui tire les larmes aux foyers marocains.
Sabrina El Faiz - 4 avril 2026Économie - Le ministre français Nicolas Forissier a effectué une visite stratégique à Casablanca, mettant en avant les opportunités économiques liées au Mondial 2030 et renforçant les partenariats entre entreprises françaises et marocaines dans plusieurs secteurs clés.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Aux Impériales Week 2026, le panel « Marketing houwa koulchi » redéfinit le rôle du marketing. Il s’impose comme une boussole stratégique qui guide innovation, production et croissance bien au-delà de la simple communication.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - La région Casablanca-Settat accélère son programme hydrique avec 27 stations de dessalement et de traitement des eaux. Déjà en grande partie opérationnelles, ces installations visent à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Économie - Recul des prix à l’importation et progression modérée à l’exportation au quatrième trimestre 2025. L’évolution des indices reflète des dynamiques sectorielles contrastées, entre baisse de l’énergie et hausse de certains produits industriels et alimentaires.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Economie - En raison de multiples aléas climatiques, la filière des fruits rouges au Maroc, comme ailleurs, a subi un coup dur.
Mouna Aghlal - 3 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026